Mayotte: Un nouveau volcan sous-marin à l'origine de la multiplication des séismes

GEOLOGIE La taille du nouveau volcan « est évaluée à 800 mètres de hauteur avec une base de quatre à cinq km de diamètre »

20 Minutes avec AFP

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Le port de Mamoudzou à Mayotte, le 4 mars 2017.
Le port de Mamoudzou à Mayotte, le 4 mars 2017. — Ornella LAMBERTI / AFP

Une mission scientifique a mis en évidence la naissance d’un nouveau volcan sous-marin, à 50 km à l’est de Mayotte et à 3.500 m de profondeur, ce qui permet d'expliquer les séismes constatés sur l'île depuis un an, ont annoncé ce jeudi plusieurs ministères.

Depuis le 10 mai 2018, Mayotte connaît un phénomène de séismes « en essaim », subissant plus de 1.800 secousses de magnitude supérieure ou égale à 3,5, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). La plus forte jamais recensée dans l’île a été enregistrée à 5,8.

Des émanations de gaz inhabituelles

La taille du nouveau volcan « est évaluée à 800 mètres de hauteur avec une base de quatre à cinq km de diamètre. Le panache de fluides volcaniques de deux km de hauteur n’atteint pas la surface de l’eau », précise le communiqué des ministères des Outre-mer, de la Transition écologique, de l’Intérieur et de la Recherche, qui évoque un « phénomène géologique exceptionnel ».

« Les émanations de gaz constatées sur le littoral de Petite-Terre par la population sont, selon la mission, un signe habituel rencontré dans ce type d’activité volcanique et feront l’objet d’études spécifiques », ajoute le gouvernement. L’annonce intervient après une mission scientifique menée par le Comité national de la recherche scientifique (CNRS), avec notamment le BRGM, et une campagne océanographique réalisée par le navire Marion Dufresne, rentré à quai à Mayotte mercredi.

« Les scientifiques sont mobilisés pour traiter, analyser et interpréter la multitude de données acquises durant ces derniers mois. Cette exploitation nécessitera des travaux approfondis pour évaluer les risques induits pour Mayotte en matière de risque sismique, risque volcanique et de tsunami », ajoutent les ministères.