VIDEO. Toulouse: Avec sa nouvelle expo, la Cité de l'espace renvoie l'homme sur la Lune

SCIENCES A l'occasion des cinquante ans du premier pas de l'Homme sur la Lune, la Cité de l'espace s'intéresse aux défis futurs des astronautes pour retourner sur l'astre

Julie Rimbert

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Le public voyage comme dans le Rover, le véhicule d'exploration lunaire, lors de la nouvelle exposition
Le public voyage comme dans le Rover, le véhicule d'exploration lunaire, lors de la nouvelle exposition — J.Rimbert
  • Jusqu’au 5 janvier 2020, le parc à thème dédié à l’espace présente sa nouvelle exposition « Lune, épisode II ».
  • L’accent est mis sur les défis que devra relever l’homme pour s’établir de façon pérenne sur la Lune, étape indispensable pour aller ensuite sur Mars.
  • Cet été, une journée spéciale aura lieu le 21 juillet pour célébrer l’exploit de la mission Apollo 11 en 1969.

 

Dès l’entrée, le visiteur est projeté dans les pas de Neil Armstrong. La nouvelle exposition de la Cité de l’espace, « Lune, épisode II », plonge sur l’astre grâce à une drôle de moquette, où des ombres, des pas d’astronautes et de la poussière lunaire sont reproduits.

A l’occasion des 50 ans du premier pas de l’Homme sur la Lune, le parc à thème toulousain dédié à l’espace présente jusqu’au 5 janvier 2020 les exploits passés des missions Apollo mais s’intéresse surtout aux nouveaux défis d’un retour de l’homme sur la Lune.

Une étape nécessaire pour aller sur Mars

Devant un présentoir où il faut deviner quelle est l’odeur qu’ont sentie les astronautes lors de leurs sorties sur le sol lunaire, Esteban, un petit Espagnol, semble perplexe.

« Ça sent bizarre la Lune ! C’est une odeur désagréable », avoue-t-il. En réalité, cela ressemble à un mélange de cendres froides et des pétards mouillés. Cette animation permet de mieux appréhender le milieu lunaire, où les astronautes envisagent de retourner lors d’une installation plus durable que dans les années 1970.

Les visiteurs de la nouvelle exposition
Les visiteurs de la nouvelle exposition - J. Rimbert

A travers différents dômes, le visiteur peut découvrir comment les hommes devront apprendre à se nourrir ou produire indépendamment leur énergie. Pour Jean-Jacques Favier, astronaute français qui a volé à bord de la navette spatiale Columbia, « le retour de l’homme sur la Lune représente beaucoup d’avantages pour les autres programmes : aujourd’hui, nous ne sommes pas prêts à aller sur Mars mais tester la vie sur une longue durée sur la Lune est une étape indispensable pour y arriver. Il faut apprendre à vivre en autonomie pour l’eau, la nourriture, l’oxygène, tout en subissant les rayons cosmiques, la gravité réduite… Tous les efforts pour préparer ces nouvelles technologies sont essentiels pour toucher le Graal de Mars ».

Rover et Moon Party

Dans un des igloos, le visiteur découvre ainsi comment les futurs résidants de la Lune pourraient utiliser des ressources comme le régolite, c’est-à-dire la poussière lunaire, l’énergie solaire ou la glace d’eau.

Un autre dôme embarque le public à bord du Rover, le véhicule d’exploration lunaire, par le biais d’un film. Un peu plus loin, deux micros permettent de communiquer, de la Terre à la Lune, avec un temps de décalage 1.25 secondes. « C’est très amusant et comme toujours, l’exposition est ludique est interactive, souligne Perrine, une Toulousaine avec ses deux enfants, qui assure venir trois à quatre fois par an à la Cité de l’espace. La Lune, cela fait rêver tout le monde donc chacun y trouve son compte ».

Point d’orgue de cette année Lune : une « Moon Party » le 21 juillet pour célébrer l’exploit d’Apollo 11, avec notamment l’exposition d’une réplique grandeur réelle du module lunaire Apollo dans le parc de la Cité de l’espace.