Mars: La présence de méthane dans l'atmosphère confirmée par des chercheurs

MICROBES MARTIENS ? Le robot mobile Curiosity a enregistré un « pic d’émission » qui ne laisse aucun doute possible

20 Minutes avec agences
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La planète Mars en 2001, vue par le télescope Hubble.
La planète Mars en 2001, vue par le télescope Hubble. — N.A.S.A./SIPA

C’est confirmé : il y a du méthane dans l’atmosphère de Mars. Une nouvelle analyse de la sonde Mars Express est venue confirmer l’hypothèse ce lundi. Ce gaz pourrait soit être un indicateur d’une vie micro-organique, soit découler de processus géologiques.

La sonde Mars Express, en orbite autour de Mars depuis 2003, y avait déjà détecté des traces de méthane en 2004. Mais ces résultats n’avaient pas convaincu les scientifiques, pour des raisons techniques, rappelle l’étude publiée dans la revue Nature Geoscience.

Des années d’incertitude

En juin 2018, la Nasa a appris que Curiosity avait aussi détecté du méthane en 2013. Mais certains se demandaient si ce méthane ne venait pas justement du robot mobile. Entre-temps, l’équipe du chercheur Marco Giuranna, de l’Institut italien d’astrophysique, a réussi à améliorer la qualité des données collectées par la sonde Mars Express.

Ces chercheurs ont mené une « surveillance à long terme de l’atmosphère martienne » depuis l’atterrissage de Curiosity en 2012. Le 16 juin 2016, le robot a enregistré un « pic d’émission » de méthane au-dessus du cratère Gale, soit une « confirmation » de l’hypothèse des chercheurs.

La source de méthane identifiée ?

La présence de méthane (CH4) sur Mars est très importante pour les planétologues. Il pourrait être « un indicateur d’une vie microbienne », explique Marco Giuranna. En outre, son équipe pense avoir réussi à localiser la source de cette émission de méthane. Deux études menées séparément ont convergé vers la même zone. « C’est très excitant et très inattendu », s’enthousiasme le chercheur italien.

« Nous avons identifié des failles tectoniques qui pourraient s’étendre sous une région couverte d’une fine couche de glace », ajoute Giuseppe Etiope, de l’Institut national de Géophysique et de Volcanologie de Rome. « Il est possible que la glace retienne le méthane de subsurface et le libère de façon épisodique lorsque les failles se cassent. »