Lune: La plus ancienne roche terrestre a-t-elle été retrouvée sur notre satellite naturel?

ESPACE Ce fragment de rocher de deux grammes, ramassé par les astronautes de la mission Apollo 14 en 1971, serait le plus vieil échantillon terrestre connu à ce jour...

20 Minutes avec agence

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Une photo de la lune prise par la Station spatiale internationale le 18 août et publiée par la Nasa.
Une photo de la lune prise par la Station spatiale internationale le 18 août et publiée par la Nasa. — SIPA

Selon des chercheurs du Centre pour la science et l'exploration de la Lune, le plus ancien échantillon de la Terre aurait été ramené par des astronautes de la mission Apollo 14 en 1971, rapporte L'Obs.

Dans une étude publiée dans Earth and Planetary Science Letters, ils expliquent qu’un fragment de rocher de deux grammes serait « potentiellement la première preuve d’une météorite terrestre ».

Une roche éjectée à cause d’un astéroïde ?

Ainsi, les scientifiques estiment que ce bout de roche s’est développé il y a 4 à 4,1 milliards d’années à 20 kilomètres de profondeur sur Terre. Ils ont découvert qu’il s’agissait d’un échantillon terrestre en raison de la présence de minéraux à la fois communs sur Terre et rares sur la Lune, à l’instar du quartz du feldspath et du zircon.

Pour expliquer son voyage dans l’espace il y a environ 3,9 milliards d’années, les auteurs de l’étude précisent qu’à cette période, de nombreux astéroïdes frappaient violemment la surface de la Terre, en créant des cratères de plusieurs milliers de kilomètres de diamètre. L’impact éjectait des morceaux de roche pourtant très profonds.

Ramené en 1971 par Apollo 14

« L’échantillon est donc une relique d’une période de bombardement intense qui a modelé le système solaire pendant son premier milliard d’années », expliquent les chercheurs.

Ce fragment de rocher terrestre a été retrouvé sur un échantillon de roche nommé « Big Bertha », rapporté par les astronautes Alan Shepard et Edgar Mitchell en 1971. « C’est une extraordinaire découverte, qui aide à dresser un tableau plus précis des débuts de la Terre et du bombardement qui a modifié notre planète à l’aube de la vie », conclut David Kring, un des auteurs de l’étude.