Lune: La Chine envisage de construire une base en utilisant l'impression 3D

ESPACE La mission Chang’e-8 sera destinée à tester des équipements en vue de la construction d’une base internationale de recherche lunaire…

20 Minutes avec agences

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Avec la sonde Chang'e-4, la Chine a réussi le premier alunissage de l'histoire sur la face cachée de la Lune.
Avec la sonde Chang'e-4, la Chine a réussi le premier alunissage de l'histoire sur la face cachée de la Lune. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Après le succès de l’atterrissage de la sonde Chang’e-4 sur la face cachée de la Lune, la Chine veut continuer sa conquête de notre satellite naturel.

Le pays cherche ainsi à établir, un jour, une base internationale sur la Lune, a annoncé lundi l’agence spatiale chinoise CNSA (China National Space Administration). Elle envisage notamment l’utilisation de la technologie d’impression en 3D pour construire des installations.

Quatre autres missions programmées

Après Chang’e-4, quatre autres missions lunaires sont planifiées. Le lancement d’un module d’exploration Chang’e-5 devrait intervenir avant la fin de l’année. L’objectif sera de recueillir des échantillons et de les rapporter sur Terre. Chang’e-6 devra ensuite rassembler des échantillons du pôle sud de la Lune. La mission suivante se livrera, elle, à une exploration complète cette zone, y compris sa topographie, sa composition et son environnement spatial

La dernière des missions, Chang’e-8, sera destinée à tester des équipements en vue d’une base internationale de recherche lunaire, a précisé Wu Yanhua, chef adjoint du Programme d’exploration lunaire de la Chine. « La Chine, les Etats-Unis, la Russie et l’Europe discutent tous de la construction d’une base ou d’une station de recherche sur la Lune », a-t-il indiqué. D’après lui, les scientifiques se livrent à des recherches pour savoir « si nous pouvons utiliser la technologie d’impression 3D » pour construire des installations lunaires.

Succès pour l’alunissage de Chang’e-4

La Chine, dont le programme spatial est géré par l’Armée populaire de libération (APL), a marqué une grande avancée en devenant le 3 janvier le premier pays à faire alunir un véhicule sur la face cachée de la Lune. Le module Chang’e-4, qui avait quitté la Terre le 8 décembre, transportait un petit robot téléguidé à roues, le Yutu-2 (« Lapin de Jade 2 »).

Ce dernier a quitté la sonde quelques heures après l’alunissage pour réaliser des analyses dans le cratère Von Karman, le plus grand cratère d’impact connu dans le système solaire. Il a repris jeudi dernier ses activités après avoir hiberné cinq jours pour se protéger du froid. « Ce sera la première fois que nous pourrons étudier l’origine et la formation de la face cachée de la Lune et même l’âge de la Lune », a expliqué Wu Weiren, l’ingénieur en chef du programme chinois d’exploration lunaire.