Les fourmis savent éviter la propagation d'une épidémie, selon une étude

INSECTES Pour éviter la propagation d’une maladie au sein d’une colonie, les fourmis noires des jardins changent leur comportement et protègent les plus jeunes ainsi que la reine…

20 minutes avec Agence

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Illustration de fourmis.
Illustration de fourmis. — SIMON ISABELLE/SIPA

Des chercheurs autrichiens et suisses ont découvert que les fourmis étaient capables d’éviter la propagation d’une épidémie. Leur étude a été publiée vendredi dans la revue Science.

« Les insectes eusociaux sont un système idéal pour étudier le rôle potentiel de la plasticité des réseaux sociaux pour se défendre d’une maladie », écrivent les auteurs de l’étude, qui ont exposé les fourmis noires des jardins à un agent pathogène pour observer leur réaction.

Elles limitent les contacts

De minuscules codes-barres ont été posés sur les 2.266 cobayes, et des caméras infrarouges ont enregistré et analysé les déplacements. Comme chez les humains, plus les fourmis ont de contacts entre elles et plus le risque d’épidémie est élevé.

Les insectes ont alors décidé de modifier structurellement leur comportement afin d’éviter de contaminer les plus vulnérables ou les plus importantes de la colonie.

Une réaction rapide

Les fourmis ont été capables de repérer rapidement la maladie et d’agir pour limiter la transmission. Les tâches sont alors cloisonnées par groupes. Pendant que les jeunes fourmis, les infirmières, s’occupent du centre de la colonie où se trouvent la reine et les œufs, les plus vieilles partent chercher la nourriture à l’extérieur, ce qui les expose davantage aux agents pathogènes.

Grâce à cette méthode, la reine et les jeunes fourmis ont été moins exposées à l’épidémie que les autres. Les chercheurs estiment que cette technique pourrait être employée par d’autres groupes sociaux, notamment par les humains.