Pérou: Vingt statuettes pré-colombiennes découvertes dans la cité antique de Chan Chan

ARCHEOLOGIE Les sculptures, vieilles de 800 ans, étaient alignées dans des niches creusées dans le mur d’un couloir situé au palais du Grand Chimu…

20 Minutes avec agences

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Vingt statuettes ont été retrouvées dans la cité pré-colombienne de Chan Chan au Pérou.
Vingt statuettes ont été retrouvées dans la cité pré-colombienne de Chan Chan au Pérou. — Martin Mejia/AP/SIPA

Elles étaient cachées dans un édifice datant d’un millier d’années. Vingt statues en bois ont été découvertes dans la cité antique de Chan Chan, ancienne capitale de l’empire Chimu et plus grand site pré-colombien d’Amérique situé près de la ville moderne de Trujillo, à 570 km au nord de Lima (Pérou).

Ces statuettes de 70 cm, vieilles de 800 ans, sont toutes en bon état de conservation sauf une, ont annoncé ce lundi des archéologues et la ministre péruvienne de la Culture. « C’est une découverte importante en raison de son ancienneté et de la qualité de la décoration », s’est ainsi félicitée Patricia Balbuena.

Les plus vieilles sculptures de la cité

Les sculptures étaient alignées dans des niches creusées dans le mur d’un couloir décoré de bas-reliefs de terre. Celui-ci n’a été découvert qu’en juin dans le palais du Grand Chimu, un des dix palais fortifiés de la ville, visité chaque année par des milliers de touristes du monde entier.

Les statues, mises au jour en septembre, sont noires avec un masque de couleur beige. Elles « seraient les plus vieilles sculptures connues à ce jour à Chan Chan », a précisé l’archéologue Arturo Paredes, qui dirige les fouilles.

Une cité inscrite au Patrimoine de l’humanité

L’empire Chimu a connu son apogée entre 900 et 1450 sur la côte nord du Pérou. A l’époque, Chan Chan, qui signifie « soleil resplendissant », comptait 30.000 habitants. La cité possédait alors dix citadelles, ou palais fortifiés, dans son centre de six kilomètres carrés. Au total, la ville s’étendait sur 20 kilomètres carrés.

Chan Chan a été inscrite au Patrimoine de l’humanité en 1986 par l’Unesco. Plus de 500 personnes, dont 50 archéologues, travaillent sur le site dans divers projets de recherches.