Les êtres humains sont capables de reconnaître entre 1.000 et 10.000 visages différents

MEMOIRE L’étude, réalisée par des scientifiques de l’université britannique de York, est destinée à aider au développement de logiciels de reconnaissance faciale...

20 Minutes avec AFP
— 
Performance artistique en Corée du Nord, le 0 septembre 2018 à l'occasion des Mass Games.
Performance artistique en Corée du Nord, le 0 septembre 2018 à l'occasion des Mass Games. — Ed JONES / AFP

C’est une question que vous ne vous posiez sans doute pas ce matin au réveil. Nous non plus. Et pourtant si vous vous demandiez combien de visages les êtres humains étaient capables de reconnaître… nous sommes en mesure de vous répondre le nombre impressionnant de 5.000 visages différents.

Au cours de la majeure partie de l’histoire, les humains ont vécu par petits groupes d’une centaine d’individus, un schéma qui a radicalement changé au cours des derniers siècles. Famille, amis, inconnus des transports en commun, et personnalités du PAF… Nous croisons ou voyons aujourd’hui des milliers de visages différents dans la rue ou via nos écrans. Et la première étude sur ce sujet, conduite par des scientifiques de l’université britannique de York, montre que notre cerveau nous permet de traiter toutes ces informations.

Une fourchette de 1.000 à 10.000 visages

Rob Jenkins, du département de psychologie de York, et son équipe ont demandé aux participants de noter autant de visages dont ils se souvenaient dans leur vie personnelle. Les volontaires ont ensuite été invités à faire de même avec des personnes qu’ils ont reconnues sans les connaître personnellement.

Chacun des participants testés pouvait se rappeler un nombre de visages dans une fourchette allant de 1.000 à 10.000. « Nous avons constaté que les gens connaissent environ 5.000 visages en moyenne », explique Rob Jenkins, dans l’étude publiée par le journal Proceedings de la Royal Society B.

Cette toute première base de « vocabulaire facial » humain pourrait paraître futile mais s’avère très utile pour les chercheurs. L’étude devrait en effet aider au développement de logiciels de reconnaissance faciale de plus en plus utilisés dans les aéroports et les enquêtes criminelles. Cela pourrait également aider les scientifiques à mieux comprendre les cas d’identification erronée.