Pluton pourrait devenir le «dernier monde habitable du système solaire»

REVANCHE Une belle revanche pour cet astre glacé, qui a été déchu du statut de planète en 2006...

L.Br.
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Pluton, objet céleste glacé, qui pourrait devenir un jour le dernier endroit habitable de notre système solaire.
Pluton, objet céleste glacé, qui pourrait devenir un jour le dernier endroit habitable de notre système solaire. — Handout / NASA / AFP

Pluton tient-elle sa revanche ? L’objet céleste, déchu en 2006 de son statut de planète, pourrait être le dernier astre capable d’accueillir la vie dans notre système solaire. C’est la théorie de l’astronome britannique Caleb Scharf, publiée sur le site Scientific American et reprise par le site Numerama.

Le directeur du centre d’astrobiologie multidisciplinaire de l’université de Columbia se base sur l’évolution future du Soleil. Selon lui, notre étoile pourrait gonfler sous l’effet de l’épuisement de l’hydrogène qui compose 75 % de sa masse. « A l’instar de toutes les étoiles à fusion d’hydrogène, le Soleil devient de plus en plus brillant au fil du temps alors qu’il convertit de plus en plus d’hydrogène dans son noyau en hélium (ce qui change sa propre composition et sa température centrale) », écrit Caleb Scharf.

Un soleil mille fois plus grand

A ce stade, il entrera dans la « branche des géantes rouges » : à cause de l’épuisement de sa ressource, « l’enveloppe extérieure du Soleil commencera à gonfler » jusqu’à multiplier par 100 sa propre surface en moins de 100 millions d’années. Mercure et Vénus, les deux planètes les plus proches du Soleil, n’y résisteraient pas. Par la suite, à la fin de sa vie, le Soleil devrait gonfler à nouveau à cause du manque d’helium pour atteindre « jusqu’à des milliers de fois les dimensions solaires actuelles. Il est tout à fait possible que la Terre et Mars soient englouties », avance le scientifique.

Si rien ne vient altérer le modèle conçu par Caleb Scharf, le phénomène pourrait avoir un effet surprise sur Pluton : l’objet stellaire, fait de monoxyde de carbone, d’azote et de méthane glacés, pourrait passer de -230 degrés Celsius à… 27 degrés lorsque le soleil atteindra sa luminosité maximale. Le réchauffement des matières qui la compose pourrait même entraîner des conditions favorables à la vie. Pluton pourrait alors profiter de son titre de « dernier monde habitable du système solaire » pendant quelques millions d’années, avant de mourir.