VIDEO. «Il y a besoin de rendre la parole aux faits scientifiques», l'INSERM lance une série de vidéos anti-intox sur la santé

INTERVIEW L'Inserm, un institut scientifique dédié à la recherche sur la santé, lance avec humour une série de vidéos décryptant les idées reçues sur la santé. Carine Delrieu, directrice de la communication, détaille le projet...

Mathilde Cousin

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L'Inserm lance sa chaîne YouTube de vulgarisation scientifique.
L'Inserm lance sa chaîne YouTube de vulgarisation scientifique. — Inserm
  • « Marre de perdre vos cheveux ? Cette vidéo de l'Inserm va vous surprendre ! » Avec ce teaser dévoilé ce mercredi, l'institut public lance avec une humour une série de vidéos décryptant les idées reçues sur la santé.
  • Carine Delrieu, directrice de la communication de l'institut, détaille le projet à 20 Minutes.

Une découverte extraordinaire dans un pays lointain, un complot d’une puissante industrie… Dans son teaser pour sa nouvelle série de vulgarisation scientifique, l'Inserm se moque gentiment de vidéos sur les remèdes miracles. Un pari pour l’institut public, qui regroupe des chercheurs travaillant sur la santé. Carine Delrieu, directrice de la communication, présente le projet à 20 Minutes.

Pourquoi avez-vous lancé cette série, Canal Détox ?

On lance une série de vidéos en partant du constat que, dans le flot d’informations - et notamment d’informations scientifiques -, il y a besoin de rendre la parole aux faits scientifiques et de décrypter. Notre travail à l’Inserm, c’est la recherche en santé. Nous avons décidé de prendre les sujets dans l’air du temps.

Nous publions notre première vidéo aujourd’hui. Elle porte sur les ciseaux génétiques. C’est un thème qui concerne beaucoup le grand public, qui rejoint les questions de bioéthique. D’un point de vue scientifique et en recherche biomédicale, la question du génome est intéressante.

Nous allons aussi publier une deuxième vidéo sur l’arthrose. Il y a beaucoup de demandes et de fausses informations qui circulent à ce sujet. On s’est inspirés de l’université McGill, qui avait lancé une série sur les remèdes miracles.

Nous sommes aussi à l’écoute des gens via nos réseaux sociaux. Nous allons essayer de répondre au maximum aux questions qui nous sont posées.

Pourquoi avoir choisi le format vidéo ?

Vidéo ou pas, dataviz, chiffres… On a choisi la vidéo car on montre nos chercheurs, qui sont le fondement de la recherche scientifique. L’Inserm est le premier organisme de recherche public en santé et nous travaillons sur l’ensemble des pathologies et des recherches en santé.

Vous avez pris le pari de l’humour…

Bien sûr. Quand on dit redonner un petit peu de voix à la parole scientifique, on se rend bien compte de l’importance de s’adapter au ton des réseaux sociaux.