Guatemala: Des dizaines de milliers de vestiges des Mayas découverts sous la forêt

ARCHÉOLOGIE L'utilisation d'un radar-laser aérien a fait apparaitre une densité de la population maya si importante qu'elle surprend les spécialistes de cette civilisation...

20 Minutes avec agence

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Les vestiges mayas, révélés grâce au lidar au Guatemala (septembre 2018).
Les vestiges mayas, révélés grâce au lidar au Guatemala (septembre 2018). — PACUNAM

Une équipe internationale d’archéologues a mis au jour 61.480 structures édifiées par les populations mayas au Guatemala. Répartis sur une surface de plus de 2.000 km², ces vestiges ont été consignés dans une étude, publiée ce vendredi dans Science.

Les chercheurs ont notamment travaillé à l’aide d’un LiDAR, dispositif émettant un laser depuis les airs pour sonder le sol à distance. L’opération, commencée en 2016, est financée par l’ONG guatémaltèque Pacunam (Patrimoine culturel et naturel maya), explique Le Monde.

Une population dense

Depuis deux ans, pas moins de 33,5 milliards d’impulsions-lasers ont été envoyées – un véritable ratissage des zones concernées. Le LiDAR a ainsi révélé des traces de la vie des habitants entre 1.000 et 1.500 avant J.-C, des informations précieuses pour les spécialistes de cette époque.

Les ruines, cachées sous le sol de la luxuriante région forestière, ont appris aux chercheurs que la densité de population oscillait entre 80 et 120 personnes au kilomètre carré. Un chiffre élevé : celui de la France métropolitaine est de 118 habitants. Entre les années 600 et 900, la population maya locale aurait donc compté entre 7 et 11 millions d’individus.

Mieux comprendre les Mayas et leur chute

« Il est étonnant de voir à quel point le territoire maya est occupé. Dans pratiquement toutes les zones, il y a des gens », analyse Philippe Nondédéo, coauteur de l’étude. « Il n’y a pas assez d’informations venant du terrain pour confirmer ce résultat, qui doit être considéré comme une estimation ».

Les chercheurs souhaitent maintenant réaliser une « analyse spatiale, afin de comprendre comment le territoire s’organise ». Ils espèrent aussi, dans un second temps, progresser sur les raisons qui ont conduit à la fin de cette civilisation. L’opération prendrait plusieurs années.