Après une fuite d’air à bord d’un vaisseau Soyouz, la Russie pense à un sabotage

ESPACE La première hypothèse, celle d’une collision avec une météorite, a été abandonnée face à ce qui ressemble à une intervention humaine…

20 Minutes avec AFP

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Vue de la Terre depuis la Cupola de la Station spatiale internationale.
Vue de la Terre depuis la Cupola de la Station spatiale internationale. — HO / NASA / AFP

La Russie cherche le coupable. L’agence spatiale russe cherche à savoir qui est à l’origine du trou sur un vaisseau Soyouz qui a causé une dépressurisation de l’ISS la semaine passée. Elle a lancé des vérifications ce mardi sur ce qui pourrait selon elle être un forage intentionnel.

« Nous étudions la version [d’un problème causé] sur Terre. Mais il y a aussi une autre version que nous n’excluons pas : une interférence délibérée dans l’espace », a indiqué Dmitri Rogozine, le directeur de l’agence spatiale russe Roskosmos. « Il y a eu plusieurs tentatives de percer » un trou dans le Soyouz MS-09 amarré au segment russe de l’ISS, a-t-il poursuivi, ajoutant que le trou semblait avoir été fait par une « main hésitante ».

La version de la météorite exclue

« De quoi s’agit-il : d’un défaut de fabrication ou d’un acte prémédité ? », a affirmé Dmitri Rogozine, cité par l’agence publique Ria Novosti. Il avait auparavant affirmé que la micro-fissure, qui avait provoqué jeudi une fuite d’oxygène et une chute de pression sur l’ISS sans présenter de danger pour l’équipage, était probablement due à l’impact d’une micro-météorite.

« Nous avons déjà exclu la version de la météorite », a-t-il affirmé lundi. La fissure, située sur une partie du vaisseau Soyouz qui ne sera pas utilisée pour le retour sur Terre, avait été dans un premier temps colmatée avec du ruban thermorésistant, selon la Nasa.

Une commission russe a été créée pour identifier les responsables, tandis que tous les vaisseaux Soyouz et Progress seront vérifiés, selon une source au sein du secteur spatial russe cité par Ria Novosti. Les problèmes techniques et dysfonctionnements ne sont pas rares à bord de l’ISS et la plupart du temps sans réel danger pour l’équipage.

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