La procrastination pourrait avoir un lien avec une zone de notre cerveau, selon des scientifiques

ETUDE La taille et le fonctionnement de l’amygdale pourraient avoir un lien avec les comportements de procrastination…

20 Minutes avec agence

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La procrastination pourrait s'expliquer par la taille et le fonctionnement de l’amygdale. (Illustration)
La procrastination pourrait s'expliquer par la taille et le fonctionnement de l’amygdale. (Illustration) — Pixabay

La tendance à remettre tout au lendemain aurait une explication scientifique. Une étude, publiée le 17 août dans la revue Psychological Science et relayée par le Huffington Post, tend à démontrer qu’il existe un lien entre la procrastination et le fonctionnement de l’amygdale. Cette zone du cerveau gère notamment le rapport aux émotions et à la peur.

La faute à l’amygdale

Les six chercheurs à l’origine de ces travaux ont analysé 264 personnes en leur faisant d’abord remplir un questionnaire visant à cerner leur personnalité. Puis, les scientifiques ont analysé grâce à un IRM le cerveau des participants. Ils ont découvert que les personnes qui ont du mal à se motiver ont également une amygdale plus importante.

Comme expliqué dans un communiqué de l’université allemande de la Ruhr à Bochum, cette zone de notre cerveau joue un rôle dans nos prises de décisions en estimant l’impact, négatif ou positif, des résultats.

En lien avec les expériences passées

Selon les auteurs de l’étude, « cela pourrait vouloir dire que les individus avec une amygdale d’un plus grand volume ont appris de leurs précédentes erreurs et évaluent leurs futures actions et leurs possibles conséquences plus en profondeur ». Il semble, en outre, que la connexion entre l’amygdale et le cortex cingulaire antérieur dorsal est plus faible chez les procrastineurs. Or, cette zone utilise les informations de l’amygdale pour prendre la décision de réaliser ou non une action.

Les auteurs tiennent, bien sûr, à préciser que leur étude ne permet pas d’établir « un lien causal direct ». D’autres facteurs pourraient également intervenir. De futures études devraient être mises en œuvre pour tenter de comprendre s’il est possible de modifier ce type de comportement.

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