Lune: La Nasa confirme la présence d'eau glacée cachée dans les cratères lunaires

ESPACE Les scientifiques soupçonnent la Lune de posséder de l’eau à sa surface depuis les années 1990, sans avoir pu le prouver jusqu’ici…

20 Minutes avec agence

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En turquoise, les flaques de glace d'eau présentes sur la Lune, au niveau des pôles.
En turquoise, les flaques de glace d'eau présentes sur la Lune, au niveau des pôles. — NASA

On en a (enfin) la certitude : il y a de l’eau à la surface de la Lune. Les chercheurs de la Nasa ont annoncé mardi détenir des preuves « directes » et « définitives » de la présence de glace d’eau sur notre satellite.

Cette affirmation est le résultat de plusieurs années de recherches et d’analyses. « C’est la première fois que des scientifiques obtiennent une preuve irréfutable de la présence d’eau glacée » sur la Lune, explique Shuai Li, auteur principal de l’étude correspondante, publiée le même jour dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

Située vers les pôles

La présence d’eau n’était pourtant pas évidente. La température à la surface de la Lune rendait peu probable l’existence d’eau sous forme glacée : exposé au Soleil, le satellite peut atteindre par endroits plus de 100°C, rappellent Les Échos. Les traces trouvées par les scientifiques se trouvent donc, de toute évidence, aux pôles.

L’eau glacée est condensée à l’ombre de cratères lunaires, dans des zones très peu ou pas du tout ensoleillées. On en trouve plus au pôle Sud qu’au pôle Nord. Selon l’étude, la glace serait mélangée à de grandes quantités de régolithe, la fine poussière recouvrant la surface de la Lune. Sa concentration dans l’eau atteindrait 30 % par endroits.

Travail de longue haleine

De nombreuses années d’étude et missions ont été nécessaires pour confirmer ces soupçons. Dans les années 1990, la sonde « Clémentine » avait, avec sa cartographie radar du satellite, donné le premier indice de présence d’eau. La sonde « Lunar Prospector » avait ensuite détecté une grande concentration d’hydrogène vers les pôles, pouvant indiquer la présence d’eau – mais rien n’était sûr.

C’est la sonde indienne Chandrayaan-1 qui, en 2008, a ramené les preuves nécessaires. Équipée de M3, le spectromètre à infrarouge de la Nasa, l’engin et la sonde « Lunar Reconnaissance Orbiter », lancée en 2009, ont ramené les données suffisantes pour conclure avec certitude à la présence d’eau gelée sur le satellite.

Cette découverte ouvre la possibilité d’une vie humaine sur la Lune. Mais l’eau lunaire doit d’abord être testée et analysée. La prochaine étape logique sera donc d’en récupérer des échantillons. Sans oublier que les États-Unis ont récemment annoncé qu’ils renverraient bientôt (on ignore quand) des astronautes sur la Lune…

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