La voix de Stephen Hawking envoyée vers le trou noir le plus proche de la Terre

ESPACE Les cendres du chercheur, décédé à l'âge de 76 ans, seront enterrées près des tombes d'Isaac Newton et de Charles Darwin, en l'abbaye de Westminster...

20 Minutes avec AFP

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Le professeur Stephen Hawking à Oxford, le 14 novembre 2016.
Le professeur Stephen Hawking à Oxford, le 14 novembre 2016. — Roger Askew/Oxford Unio/SIPA

C’était l’un des grands champs de recherche de sa vie de scientifique. Un enregistrement de la voix synthétisée de l’astrophysicien Stephen Hawking va être envoyé vers un trou noir ce vendredi, à l’occasion de son inhumation à Londres aux côtés de deux autres grands noms britanniques de la science.

Les cendres du chercheur, décédé le 14 mars à l’âge de 76 ans et qui avait dédié sa vie à tenter de percer les mystères de l’univers, seront enterrées près des tombes d’Isaac Newton et de Charles Darwin, en l’abbaye de Westminster.

L’enregistrement réalisé par le compositeur de musique électronique grec Vangelis, et intégrant la voix synthétisée de Stephan Hawking, sera envoyé vers le trou noir 1A 0620-00, le plus proche de la Terre, par l’Agence spatiale européenne. « C’est un beau geste, symbolique, qui crée un lien entre la présence de notre père sur cette planète, son vœu d’aller dans l’espace et ses travaux d’exploration de l’univers », a dit sa fille, Lucy Hawking.

Un hommage à sa contribution à la recherche

« C’est un message de paix et d’espoir, sur l’unité et notre besoin de vivre ensemble en harmonie sur cette planète », a-t-elle ajouté. Des membres de sa famille, ainsi que ses amis et ses collègues, doivent assister à la cérémonie. Les voyageurs du futur sont aussi conviés, en référence au voyage dans le temps, sur lequel s’est penché Stephen Hawking dans ses recherches.

Stephen Hawking était reconnu pour ses travaux sur les trous noirs et sur l’origine de l’univers. Cloué dans un fauteuil roulant, il avait déjoué les pronostics des médecins qui ne lui donnaient que quelques années à vivre après lui avoir diagnostiqué, à 21 ans, la maladie de Charcot.

Il était devenu une icône après la publication, en 1988, d'« Une brève histoire du temps », un ouvrage de vulgarisation scientifique qui explique les grands principes de la cosmologie, du Big Bang à la théorie des cordes. La cérémonie d’inhumation saluera non seulement sa contribution à la recherche scientifique mais aussi sa persévérance à combattre une maladie incurable.

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