Lyon: Quatre lycéens proposent de produire de l'électricité avec l'eau des gouttières et remportent le concours Science Factor

EUREKA Leur projet a été primé le 15 mai dernier à Paris...

Caroline Girardon

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Valentine, Charlotte, Maxime et Nicolas ont remporté le 15 mai, le concours Sciences Factor en réalisant une turbine qui produit de l'électricité à partir de l'eau des gouttières.
Valentine, Charlotte, Maxime et Nicolas ont remporté le 15 mai, le concours Sciences Factor en réalisant une turbine qui produit de l'électricité à partir de l'eau des gouttières. — C. Girardon / 20 Minutes
  • Quatre élèves du lycée Charles de Foucauld de Lyon ont remporté le concours sciences factor.
  • Ils ont réalisé une turbine permettant de produire de l’électricité avec l’eau des gouttières.
  • Un système qui permettrait de réduire sa facture d’électricité de 15 à 20 % par an.

L’idée lui est venue en entendant le bruit d’une chasse d’eau. Ce qui lui donne encore le sourire aux lèvres lorsqu’il en parle aujourd’hui. Cette idée, loin d’être saugrenue, a permis à Nicolas, 17 ans, élève en terminale S, et trois de ses camarades de décrocher il y a 3 semaines le premier prix du concours Science Factor, concours national d’innovation technique et scientifique.

Scolarisés au lycée de Charles de Foucauld de Lyon, Nicolas, Maxime, Charlotte et Valentine ont sérieusement bûché en dehors de leurs heures de cours pour élaborer le projet qui leur permettrait de décrocher le Graal. Un travail de cinq mois pour élaborer une turbine, transformant l’eau des gouttières en électricité. « Le déclic a été de dire qu’on utilisait des volumes d’eau conséquents et qu’il fallait trouver une solution pour en faire quelque chose de positif », explique Nicolas.

Un « projet réaliste et envisageable industriellement »

Au départ, le petit groupe concentre ses recherches sur les canalisations d’eaux mais abandonne rapidement l’idée. « On s’est aperçu qu’il avait beaucoup de calcaire et que ça risquait de boucher la turbine ». Ils s’orientent alors vers les gouttières. Non sans difficulté. « Au départ, on avait réalisé une maquette avec des petites cuillères, mais ça ne marchait pas bien, raconte Valentine. On l’a retravaillé et ensuite on a fini par élaborer un prototype qu’on a imprimé en 3D au collège ».

« Le projet a évolué au fil de l’année. Ils ont fini par proposer quelque chose de réaliste et envisageable industriellement », développe Paul Gravejat, professeur de sciences physiques qui les a guidés. « Avec ce système, une famille de quatre personnes vivant dans 100m² à Lyon pourrait réduire sa facture annuelle d’électricité de 17 à 20 %. Et de 30 % pour des habitants de Biarritz », poursuit-il.

Partis de rien

« On est vraiment parti de rien, on ne pensait pas aller aussi loin », sourit Maxime, qui rêverait de devenir ingénieur dans le génie civil. Et d’ajouter : « Cette expérience va nous servir ». « Le plus incroyable est de savoir que nous avons la possibilité de poursuivre notre projet, lâche Charlotte, qui ambitionne elle aussi d’être ingénieur. J’hésitais avec la médecine mais cette expérience m’a permis de trancher ».