Dinosaures: Certaines espèces à plumes perdaient leur peau en pellicules, contrairement aux reptiles modernes

DÉCOUVERTE Selon une étude, les dinosaures à plumes perdaient leur peau par petit flocons et non pas en une seule pièce comme les reptiles d'aujourd'hui...

20 Minutes avec agence

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Découvert en Chine, un fossile de Microraptor, un dinosaure du Crétacé inférieur (130 à 125 millions d'années).
Découvert en Chine, un fossile de Microraptor, un dinosaure du Crétacé inférieur (130 à 125 millions d'années). — AP/SIPA

Des morceaux de pellicules fossilisés viennent d’être retrouvés sur un microraptor, un dinosaure à plumes qui vivait il y a environ 125 millions d’années, comme en témoigne une étude publiée dans la revue Nature.

Deux autres dinosaures à plumes, un beipiaosaurus et un sinornithosaurus, ainsi qu’un oiseau primitif connu sous le nom de confuciusornis ont révélé des pellicules. Une découverte qui laisse à penser que ces dinosaures perdaient leur peau par petits flocons, contrairement aux reptiles modernes qui muent en une seule pièce.

Une évolution des dinosaures

« C’est la seule pellicule fossile connue, a déclaré Maria McNamara, auteure principale de l’étude. Jusqu’à présent, nous n’avions aucune preuve de la façon dont les dinosaures perdaient leur peau ». En observant ces pellicules fossilisées au microscope, les chercheurs ont remarqué qu’elles étaient quasiment identiques à celles présentes sur les oiseaux d’aujourd’hui et même chez les humains.

La différence notable entre les pellicules des dinosaures et celles des oiseaux actuels vient du manque de kératine (graisse) dans celles des dinosaures. En effet, cette substance permet aux oiseaux de perdre un peu de la chaleur causée par le mouvement des ailes. Or, les dinosaures à plume ne pouvaient peut-être pas voler très longtemps – ou pas du tout.

Selon l’étude, ces dinosaures à plume évoluaient pendant le Jurassique moyen. « Même s’ils sont dans les premiers stades de l’évolution des plumes, ils ont déjà adapté leur peau à cette structure plus moderne », explique la chercheuse.

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