Etats-Unis: Un biohacker décède après des expériences biologiques faites sur son propre corps

FAITS DIVERS Le biohacker Aaron Traywick, 28 ans, a été retrouvé mort dans un caisson d’isolation sensorielle…

20 Minutes avec agence

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Aaron Traywick s'était injecté un traitement expérimental contre l'herpès. (illustration)
Aaron Traywick s'était injecté un traitement expérimental contre l'herpès. (illustration) — David Hodges/ Rex / Sipa

Aaron Traywick, « biohacker » controversé, a été retrouvé mort le 29 avril à Washington (Etats-Unis) dans un caisson d’isolation sensorielle, a confirmé une source policière à Vice News ce mardi.

Agé de 28 ans, cet Américain s’était fait connaître pour ses expérimentations biologiques, qu’il réalisait sur son propre corps. Il était à la tête de la start-up Ascendance Biometical, une entreprise de recherche biologique dont les pratiques n’ont pas été approuvées par la Food and Drug Administration (FDA), l’agence de santé américaine.

Un « bricolage » du vivant

Le « biohacking » se définit comme une tendance « do it yourself » appliqué à la médecine et la biologie. Les biohackers, bien souvent des personnes en dehors de la profession médicale, tentent de « hacker » leur biologie afin d’atteindre une santé optimale, via notamment des manipulations de l’ADN.

L’entreprise Ascendance Biometical était connue « pour la tendance de ses employés à ne pas suivre des méthodes scientifiques, mais à expérimenter directement sur leurs propres corps des protocoles présentés comme médicaux », précise Numerama.

« Un visionnaire passionné »

Aaron Traywick n’avait aucune formation dans le domaine médical. Le jeune homme avait déjà fait parler de lui en février dernier, lorsqu’il s’était auto-injecté un traitement expérimental contre l’herpès. Un autre employé de la start-up s’était risqué au même genre d’expérience, en s’injectant un traitement expérimental contre le VIH.

Tristan Roberts, l’un de ses collègues a déclaré à Vice News : « Aaron était un visionnaire passionné (…). Bien que de nombreux membres de la communauté du biohacking aient été en désaccord avec ses méthodes, aucun ne doutait de ses intentions ». La police de l’Etat de Washington a ouvert une enquête pour déterminer les causes de la mort.

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