La vitamine B6 permettrait de mieux se souvenir de nos rêves

SOMMEIL On en rêve tous, c’est le cas de le dire : il semblerait effectivement que la science puisse nous aider à mieux nous rappeler nos errements nocturnes…

20 Minutes avec agence
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Illustration sommeil
Illustration sommeil — S. POUZET / 20 MINUTES

La prise de vitamine B6 contribuerait à se souvenir plus précisément de ses rêves et pourrait ainsi permettre de traiter un certain nombre de traumatismes. Une étude publiée le 17 avril dans la revue Perceptual and Motor Skill semble indiquer que la consommation de vitamine B6 permet de mieux se souvenir de nos rêves.

Cette vitamine est présente dans divers aliments : les céréales à grains entiers, les légumineuses, certains fruits (banane, avocat) ou légumes (épinards, pommes de terre), le lait, le fromage, les œufs, la viande rouge, le foie et le poisson.

Des rêves « vifs », « étranges », ou « colorés »

Les scientifiques se sont penchés sur le cas de 100 personnes d’un âge moyen de 27,5 ans, sans problème de santé majeur : 68 femmes, 31 hommes et un transsexuel. Chaque «cobaye» ingérait 240 mg de vitamine B6 avant de dormir, et devait tenir un carnet de bord de leurs rêves. Ils devaient notamment évaluer si ces derniers étaient « vifs », « étranges », ou « colorés ». Une moitié du groupe se voyait administrer un placebo composé d’autres vitamines que la B6.

A l’issue de l’étude, les chercheurs ont remarqué que ceux ayant pris de la vitamine B6 se souvenaient mieux de leurs rêves que les autres. « Au fil du temps, mes rêves ont été de plus en plus clairs et faciles à retenir », témoigne un des participants. « Je n’ai pas perdu de fragments à mesure que la journée avançait. »

« En moyenne, nous passons environ six ans de notre vie à rêver »

« Les participants à qui nous avons administré cette vitamine augmentent leur faculté à se remémorer leurs rêves, contrairement à ceux ayant pris un placebo », confirme Denholm Aspy, psychologue et coauteur de l’étude. « En moyenne, nous passons environ six ans de notre vie à rêver. Si nous sommes capables de contrôler nos rêves, nous pourrons alors utiliser notre temps de rêve de manière plus productive. »

La perspective peut faire quelque peu froid dans le dos à certains et en enthousiasmer d’autres. Mais les enseignements de cette étude pourraient surtout trouver des applications dans le traitement des phobies, l’amélioration des capacités motrices et même aider à surmonter les traumatismes physiques.

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