Pérou: Les restes de 140 enfants sacrifiés à l'époque précolombienne ont été mis au jour

ARCHÉOLOGIE À l’issue des fouilles, les restes de plus de 140 enfants et 200 lamas ont été retrouvés sur un même site…

20 Minutes avec agences
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Un paysage du district de Huaylillas, dans la région de La Libertad.
Un paysage du district de Huaylillas, dans la région de La Libertad. — Wikimedia Commons/Wilsondaza~commonswiki

Des archéologues ont trouvé au Pérou les « preuves du plus grand sacrifice collectif d’enfants » d’Amérique, probablement « de l’histoire mondiale ». Ils ont découvert les restes de plus de 140 enfants près d’une falaise de La Libertad, au nord du pays.

C’est dans cette région que se trouvait la civilisation précolombienne des Chimu, rapporte National Geographic.

140 enfants et 200 lamas

Les fouilles ont commencé en 2011. Les restes de 42 enfants et 76 lamas ont d’abord été retrouvés dans un temple vieux de 3.500 ans. À la fin des recherches en 2016, « on avait découvert sur le site les restes de plus de 140 enfants et 200 jeunes lamas », selon le rapport. Les analyses ont permis de dater les objets trouvés entre les années 1400 et 1450.

« Même si des sacrifices humains ont été signalés chez les Aztèques, les Mayas et les Incas […], la découverte d’un sacrifice d’enfants à grande échelle dans la civilisation précolombienne Chimu est une trouvaille sans précédent non seulement en Amérique, mais dans le monde entier », selon National Geographic.

Rituel de sacrifice

Les recherches ont été menées par une équipe internationale composée de chercheurs péruviens et américains. « Personnellement, je ne m’attendais pas à ça, confie John Verano, directeur des recherches, à National Geographic. Je crois que personne d’autre n’aurait pu l’imaginer ».

Les enfants sacrifiés avaient entre 5 et 14 ans. Dans le cadre de ce rituel, des lamas de moins de 18 mois étaient aussi tués. Les enfants ont été enterrés comme s’ils regardaient face à la mer et les animaux vers l’Est, où se trouvent les Andes.

Les restes squelettiques des enfants et des animaux montrent des signes de coupures sur le sternum, ainsi que des côtes disloquées, ce qui suggère que la poitrine des victimes a été ouverte, peut-être pour faciliter l’extraction du cœur, signale le rapport. « Il s’agit d’un sacrifice en forme de rituel, réalisé de façon très systématique », souligne John Verano.

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