Chili: Le squelette du désert d'Atacama n'est pas celui d'un extraterrestre

ARCHEOLOGIE Le squelette présentait dix paires de côtes au lieu de douze à cause de mutations rares…

20 Minutes avec agences

— 

Le squelette découvert dans le désert d'Atacama serait originaire de l'île de Chiloé, au Chili.
Le squelette découvert dans le désert d'Atacama serait originaire de l'île de Chiloé, au Chili. — Capture d'écran/Google Maps

Sa tête ressemblait à celle d’un extraterrestre. « Ata », un minuscule squelette momifié retrouvé en 2003 derrière une église dans le désert d’Atacama ( Chili), avait intrigué la planète. Mais le mystère est enfin levé. Après analyse, des chercheurs ont révélé jeudi 22 mars qu’il s’agissait d’une petite fille.

Si la notion d’un corps extraterrestre a été écartée il y a longtemps, une analyse génétique complète a montré une poignée de mutations rares associées au nanisme, aux malformations et à un vieillissement prématuré apparent.

Un enfant mort-né ?

Les experts avaient auparavant émis l’idée que les os semblaient appartenir à quelqu’un âgé de six à huit ans, rappelle cette nouvelle étude publiée dans la revue Genome Research.

>> A lire aussi : Des vestiges de la civilisation maya découverts dans une grotte inondée

« Nous savons maintenant qu’il s’agit d’un enfant, sans doute mort-né ou décédé après sa naissance », a expliqué Garry Nolan, auteur principal de l’étude et professeur de microbiologie et immunologie à l’université de Stanford, en Californie.

Malformation osseuse

Grâce à l’ADN, les chercheurs ont aussi déterminé l’origine du squelette. Une analyse complète du génome a montré que la petite fille venait bien d’Amérique du Sud, de l’île de Chiloé au Chili.

>> A lire aussi : Une cité maya de 2.000 km2 découverte au Guatemala

Par ailleurs, l’enfant avait un nombre auparavant jamais observé de dix paires de côtes alors que les humains en ont douze. Certaines mutations étaient connues des scientifiques mais cette découverte pourrait mener un jour à des traitements pour les personnes souffrant de problèmes osseux, a précisé le chercheur.