NASA: Un séjour dans l'espace peut modifier l'ADN des astronautes

UNIVERS « C’était comme si le corps était en train de comprendre, littéralement, l’environnement extraterrestre auquel il était confronté »…

20 minutes avec Agence

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Selon une étude de la NASA, un séjour prolongé dans l'espace conduit à un changement d'ADN des astronautes (illustration).
Selon une étude de la NASA, un séjour prolongé dans l'espace conduit à un changement d'ADN des astronautes (illustration). — ESA - NASA

EDIT du 20 mars : suite à des informations erronnées et des raccourcis, la NASA a publié un communiqué. « Mark et Scott Kelly sont des vrais jumeaux ; l’ADN de Scott n’a pas été fondamentalement modifié, explique l’agence spatiale. Ce que les chercheurs ont bien observé, ce sont des changements dans l’expression des gènes, qui sont la façon dont le corps réagit à son environnement. ». Plus d'informations à lire sur 20 Minutes ici

 

Rester trop longtemps dans l’espace pourrait modifier durablement notre corps. C’est ce que révèle une étude publiée par la NASA concernant l’impact des voyages dans l’espace sur le corps et la psychologie humaine

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Cette nouvelle intervient au moment où de nombreuses entreprises souhaitent développer le tourisme spatial, à l’image de Virgin Galactic de l’entrepreneur britannique Richard Branson.

7 % des gènes modifiés

L’étude a été menée sur les jumeaux astronautes Scott et Mark Kelly. Le premier a vécu 340 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS) entre 2015 et 2016, alors que son frère jumeau est resté sur Terre. En tant que véritables jumeaux, ils possèdent le même ADN mais leurs gènes peuvent s’être exprimés différemment.

Selon Christopher Mason, le scientifique responsable de l’étude, l’expérience spatiale de Scott Kelly a modifié 7 % de ses gènes de manière durable. Cette partie modifiée n’est pas revenue à la normale après son retour sur Terre, il y a plus de deux ans.

Le corps se défend

« J’ai bien lu ça dans un journal l’autre jour […] que 7 % de mon ADN avait changé de façon permanente. J’ai lu ça et je me suis dit ''Euh, eh bien, c’est étrange'' », a plaisanté l’astronaute à Marketplace.

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Pour Christopher Mason, « c’était comme si le corps était en train de comprendre, littéralement, l’environnement extraterrestre auquel il était confronté ».

Le spécialiste rappelle que « la plupart du temps, quand le corps humain rencontre un corps étranger, une réponse immunitaire est activée. Le corps pense qu’il y a une raison pour se défendre. Nous savons que certains aspects de la vie dans l’espace ne constituent pas des expériences plaisantes. Il s’agit là de la manifestation moléculaire du corps face à ce stress. »