Antibiotiques: Les fourmis pourraient nous aider à développer de nouveaux médicaments

MÉDICAMENTS La façon dont les insectes combattent les agents pathogènes pourrait fournir des indications pour réduire la résistance aux traitements antibiotiques...

20 Minutes avec agences
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Des fourmis (illustration).
Des fourmis (illustration). — Eric Feferberg AFP

Les fourmis pourront-elles remplacer les médicaments ? Peut-être pas, mais ces insectes produisent naturellement des substances capables de détruire des germes, telles des bactéries ou des champignons.

Cela représente pour les chercheurs une source potentielle de nouveaux médicaments pour traiter les infections humaines, selon une étude publiée mercredi 7 février dans la revue Royal Society Open Science.



Vingt espèces de fourmis testées

Les chercheurs ont analysé vingt espèces de fourmis. Au total, douze d’entre elles possèdent des propriétés antimicrobiennes. La taille des fourmis ou des colonies étudiées n’avait pas d’impact sur leur capacité à résister aux microbes. Selon eux, « deux des espèces qui ont démontré la plus forte activité antimicrobienne font partie des plus petites fourmis testées ».

« L’une des espèces que nous avons examinées, la fourmi voleuse (Solenopsis molesta), a eu l’effet antibiotique le plus puissant parmi celles que nous avons testées » détaille Adrian Smith, coauteur de l’étude.



« Lutter contre les maladies humaines »

Les chercheurs souhaitent en savoir plus sur la façon dont ces insectes sociaux combattent les agents pathogènes. Cela pourrait permettre de lutter contre « l’augmentation des agents pathogènes résistants aux antibiotiques qui infectent environ deux millions de personnes chaque année aux États-Unis ».

« Ces résultats suggèrent que les fourmis pourraient être une source future de nouveaux antibiotiques pour lutter contre les maladies humaines », a confié Clint Penick, auteur principal de l’étude. Mais les scientifiques estiment qu’il reste encore beaucoup à explorer sur ce sujet.