Des scientifiques découvrent une tique vielle de 99 millions d'années repue du sang d'un dinosaure

JURASSIC PARK Le parasite était englué dans de l’ambre…

20 Minutes avec AFP
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Des tiques. (image d'illustration)
Des tiques. (image d'illustration) — GUTNER/SIPA

Les tiques sont le cauchemar des marcheurs et de tout ce qui a des poils et des plumes et même parfois de ce qui porte des écailles. Car elles se régalaient déjà il y a fort longtemps du sang des dinosaures, selon une étude publiée dans la revue Nature Communications ce mercredi.

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C’est une équipe de chercheurs espagnols et britanniques qui a trouvé en Birmanie quatre tiques parfaitement conservées dans de l’ambre (résultant des sécrétions de végétaux fossilisés), vieille de 99 millions d’années.

Une découverte extrêmement rare

Et parmi ces quatre parasites surgis du passé, l’un, de la famille des « Tiques terribles de Dracula », était « gorgé de sang ». « Il est extrêmement rare de découvrir des fossiles de parasites hématophages directement liés aux restes de leurs hôtes », explique Xavier Delclòs de l’université de Barcelone, coauteur de l’étude. Ces représentants d’une espèce éteinte mesuraient un millimètre et avaient huit pattes mais pas d’œil.

« Alors que les oiseaux sont les uniques descendants des dinosaures théropodes à avoir survécu à l’extinction de masse de la fin du Crétacé il y a 66 millions d’années, les tiques ne se sont pas juste accrochées à la vie, elles se sont développées », expliquent encore les chercheurs.

La résurrection d’un dinosaure n’est pas pour demain

Une autre tique avait une patte « empêtrée » dans une plume, appartenant immanquablement à un dinosaure puisque les oiseaux n’existaient pas encore.

Cette découverte rappelle évidemment le film Jurassic Park dans lequel des chercheurs découvrent de l’ADN de dinosaure dans un moustique fossilisé dans de l’ambre. Mais, pour l’instant, aucune chance de ressusciter un dinosaure : « toutes les tentatives pour extraire l’ADN des échantillons d’ambre se sont révélées infructueuses », précise le musée d’histoire naturelle de l’université d’Oxford.