Exploration spatiale: Une nouvelle planète susceptible d'héberger la vie découverte

FUTUR Cette planète aurait des caractéristiques compatibles avec la présence d’eau à l’état liquide indispensable à la vie telle qu’on la connaît…

20 Minutes avec AFP

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L'Observatoire européen austral au Chili d'où a été détectée une nouvelle planète pouvant potentiellement accueillir la vie.
L'Observatoire européen austral au Chili d'où a été détectée une nouvelle planète pouvant potentiellement accueillir la vie. — MARTIN BERNETTI

Sera-t-elle la prochaine planète Terre? Un nouvel astre vient s’ajouter à la liste encore restreinte des bonnes candidates pour la recherche de signes de vie au-delà du système solaire, a annoncé ce mercredi l’Observatoire européen austral (ESO). Cette petite dernière, prénommée Ross 128b, a été découverte autour d’une étoile de la constellation de la Vierge, située à seulement 11 années-lumière du Système Solaire (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de km) de la Terre.

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« Ross 128b est très proche, ce qui nous permettra de la voir avec un télescope tel que l’E-ELT en construction pour 2025 », explique Xavier Bonfils, astronome du CNRS à l’Observatoire des sciences de l’Université de Grenoble. Détectée par le spectrographe HARPS, installé sur le télescope de 3,6 mètres de l’ESO au Chili, la planète orbite autour d’une étoile naine (Ross 128) en 9,9 jours.

Une masse similaire à la Terre

Selon les chercheurs, Ross 128b est susceptible d’héberger des signes de vie : elle a une masse similaire à celle de la Terre (1.35 plus massive) et « sa température de surface pourrait également être proche de celle de la Terre », donc peut-être compatible avec la présence d’eau à l’état liquide indispensable à la vie telle qu’on la connaît. De plus, cette nouvelle planète orbite autour d’une étoile « calme », son atmosphère a donc une chance d’avoir résisté aux vents et éruptions stellaires.

L’équipe de Xavier Bonfils attend avec impatience la mise en service du Télescope géant européen E-ELT (European Extremely Large Télescope) de l’ESO en construction au Chili qui permettra d’étudier plus précisément Ross 128b et de découvrir si elle possède bel est bien une atmosphère et si la densité de cette dernière est suffisante pour protéger la planète de son étoile (notamment de ses rayons X).

La deuxième exo-Terre la plus proche de nous

La présence d’une atmosphère représente « la grande inconnue pour toutes les exo-Terres (des exoplanètes dont la masse est proche de celle de la Terre) détectées aujourd’hui », note Xavier Bonfils. Un mystère qui, pour les planètes candidates les moins loin de la Terre, pourrait être levé avec l’arrivée prochaine d’une nouvelle génération de télescopes. Ensuite, restera à définir si cette atmosphère contient des traces de dioxygène, d’eau ou de méthane, étroitement liées à la vie.

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Ross 128b représente l’exo-Terre tempérée la plus proche de nous après Proxima b, dont l’annonce de la découverte avait fait grand bruit en août 2016. Cette exoplanète avait été débusquée en orbite autour de l’étoile Proxima du Centaure, éloignée de 4,2 années-lumière en faisant une voisine à l’échelle de l’Univers.