ISS: SpaceX enverra un super-ordinateur sur la Station spatiale internationale pour aider les astronautes

ESPACE Conçu par Hewlett Packard Enterprise, le super-ordinateur envoyé sur l'ISS doit pouvoir résister aux conditions les plus extrêmes...

20 Minutes avec agences

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L'astronaute Thomas Pesquet dans la coupole d'observation panoramique de la Station spatiale internationale (ISS), en mars 2017.
L'astronaute Thomas Pesquet dans la coupole d'observation panoramique de la Station spatiale internationale (ISS), en mars 2017. — PESQUET/ESA/NASA/SIPA

La société américaine SpaceX doit envoyer lundi une nouvelle cargaison sur la Station spatiale internationale (ISS) contenant un super-ordinateur, afin de tester sa capacité à fonctionner dans l'espace dans des conditions extrêmes.

Il s'agira de la 12e mission pour SpaceX, détentrice d'un contrat avec la NASA pour approvisionner les astronautes en orbite.

Près de 2,9 tonnes de marchandises 

Le décollage du lanceur Falcon 9, qui transportera la capsule non-habitée Dragon, est prévu à 12h31 heure locale depuis la base de Cap Canaveral (Floride). La capsule Dragon transportera 2,9 tonnes de marchandises, dont le super-ordinateur, conçu par la société informatique américaine Hewlett Packard Enterprise.

Le but de la mission est de vérifier si ce supercalculateur peut fonctionner dans des conditions extrêmes dans l'espace pendant un an, c'est-à-dire pendant la durée nécessaire à des astronautes pour atteindre Mars.

Ce super-calculateur a été conçu pour fournir « des ressources informatiques sophistiquées à bord » aux astronautes, précise Alain Andreoli, vice-président de Hewlett Packard Enterprise.

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Un délai de communication particulièrement long

Plus les astronautes parcourent de longues distances, plus le délai de transmission des communications devient important. Ainsi, il faudrait au moins 20 minutes pour que des messages envoyés depuis Mars atteignent la Terre, et autant de temps dans l'autre sens.

« Un tel délai de communication rendrait toute exploration sur le terrain compliquée et potentiellement dangereuse, si les astronautes sont confrontés à des scénarios (...) qu'ils ne seraient pas en mesure de résoudre par eux-mêmes », explique Alain Andreoli.

Une autre expérience doit être menée afin d'aider les scientifiques à étudier la maladie de Parkinson et ses possibilités de traitement. Cette étude doit être facilitée par l'absence de gravité.

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