VIDEO. Fertilité: Des ovaires imprimés en 3D permettent à une souris stérile d'avoir des petits

ETUDE L’implantation de ces ovaires artificiels a permis le retour du cycle menstruel et la grossesse chez la souris, qui a mis au monde et allaité des petits en bonne santé…

20 Minutes avec agence

— 

Souris (illustration).
Souris (illustration). — KYOTO UNIVERSITY / JIJI / AFP

Grâce à des ovaires artificiels fabriqués avec une imprimante 3D, une souris de laboratoire stérilisée a pu tomber enceinte et donner naissance à des petits. Auparavant, la greffe des organes avait permis au rongeur de retrouver des cycles menstruels classiques. Ces résultats redonnent des espoirs de grossesse aux femmes qui souffrent de problèmes de fertilité, notamment après des traitements contre le cancer.

Des souriceaux en bonne santé

Tel est le résultat d’une étude menée par des chercheurs de l’université Northwestern (États-Unis) et dont les détails et les résultats ont été publiés ce mardi dans la revue scientifique Nature Communications.

Les spécialistes ont précisé que les souriceaux venus au monde suite à l’implantation de ces ovaires d’un nouveau genre étaient en bonne santé et ne présentaient pas de différence avec les autres petits. Après leur naissance, la mère a également pu les allaiter, le processus hormonal s’étant correctement mis en place.

>> A lire aussi : Toulouse: Création de la première prothèse trachéo-bronchique 3D conçue sur mesure

Des ovaires adaptés à la taille du corps

Comme l’explique Pourquoi Docteur, les ovaires artificiels ont été créés avec un maillage de filaments de gélatine qui a permis aux artères de se développer, puisque la vascularisation est capitale pour une circulation satisfaisante des hormones.

Grâce à cette méthode, les follicules ont aussi pu trouver leur place dans les ovaires afin que les ovules puissent s’y développer. Le recours à l’impression 3D permet également de fabriquer des ovaires dont le volume peut être parfaitement adapté à la taille du corps qui les reçoit. Désormais, les chercheurs cherchent donc le moyen d’adapter leur maillage à l’humain.