On comprend un peu mieux pourquoi la Voie lactée se déplace aussi vite

SCIENCES On savait jusque-là que notre galaxie fonce à la vitesse de 2,3 millions de km/h vers un « Grand attracteur », un amas de galaxie. Mais on ne savait pas exactement pourquoi aussi vite…

F.P.

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Vue d'artiste du télescope Gaïa face à la Voie lactée.
Vue d'artiste du télescope Gaïa face à la Voie lactée. — ESA

La Voie lactée, notre galaxie, se déplace dans l’univers à la vitesse folle de 2,3 millions de km/h… Mais vers où exactement ? Une équipe scientifique internationale, dirigée par Yehuda Hoffman et à laquelle appartiennent plusieurs chercheurs du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) et du CNRS, viennent d’apporter un nouvel élément de réponses à cette question. Ils viennent de publier leurs travaux dans Nature Astronomy, article qu’a repris ce week-end Le Nouvel Obs.

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Pas que le « Grand attracteur »

On savait que la Voie lactée se dirigeait vers un point de l’univers appelé le « grand attracteur », un amas de galaxies situé à 150 millions d’années-lumière. Mais cette attraction ne suffisait pas à expliquer à elle-seule la vitesse de déplacement de notre galaxie. Les scientifiques ont donc continué de creuser et ont fini par repérer l’amas Shapley, un autre amas de galaxies dans la même direction mais plus loin encore puisque situé à 600 millions d’années-lumière.

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Mais là encore, en ajoutant le « Grand Attracteur » et l’amas de Shapley, le compte n’y est pas : la Voie lactée se déplace un peu trop vite et pas exactement dans la bonne direction, pointe Le Nouvel Obs.

Un grand vide à l’opposé

C’est là que Yehuda Hoffman et son équipe entrent en scène. Ces scientifiques ont découvert qu’à l’opposé de ces deux galaxies se trouvait un grand « vide », le Dipole Repeller, qui joue un rôle répulseur sur notre galaxie. Enfin, façon de parler, précise Le Nouvel Obs. Si ce « vide » n’existait pas, s’il y avait à la place autant de galaxies qu’alors, alors celles-ci attireraient aussi la voile lactée dans leur direction et contribuerait alors à réduire sa vitesse de déplacement vers « le grand attracteur ».