Radiations, stress… Comment un séjour dans l’espace modifie l’ADN

ESPACE Après une mission spatiale de plus de 11 mois, l'astronaute Scott Kelly possédait des chromosomes plus longs que ceux de son frère jumeau Mark, resté sur Terre…

20 Minutes avec agence

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L'astronaute Scott Kelly lors d'une conférence de presse à Houston, le 4 mars 2016.
L'astronaute Scott Kelly lors d'une conférence de presse à Houston, le 4 mars 2016. — Pat Sullivan/AP/SIPA

Après avoir passé 340 jours dans la station spatiale internationale (ISS), l’astronaute Scott Kelly a subi une batterie de tests riches d’enseignements. En effet, ils ont notamment montré que le profil génétique de l’Américain avait subi des changements, au point de devenir différent de celui de son frère jumeau resté sur Terre.

En cause, d’après les scientifiques : les rayonnements auxquels sont exposés les astronautes mais aussi l’exceptionnelle intensité du stress ressenti par les occupants de l’ISS.

Une vie quotidienne génératrice d’angoisses

« Le vol spatial a un effet direct sur la partie la plus importante de l’expression génétique. On est soumis à de nombreuses radiations […]. Cela peut détruire des parties de l’ADN, créer des mutations », explique Michel Viso, spécialiste du Centre national d’études spatiales (CNES), cité par Europe 1.

Génératrice d’angoisse, la vie quotidienne dans l’espace peut également expliquer pourquoi les chromosomes du très populaire Scott Kelly sont devenus plus longs que ceux de son frère. Trajet jusqu’à l’ISS, nourriture lyophilisée, peur des dangereuses radiations et micro-pesanteur permanente ont ainsi pu indirectement contribuer au phénomène génétique.

>> A lire aussi : De retour sur Terre, l'astronaute Scott Kelly prend sa retraite

Anticiper les problèmes sur des voyages spatiaux encore plus longs

Forts de leurs observations depuis le retour sur Terre de Scott Kelly en mars 2016, les scientifiques espèrent maintenant pouvoir anticiper les problèmes qui pourraient se développer lors de voyages spatiaux encore plus longs, comme ceux qui emmèneront des passagers sur la planète Mars.

Et également utiliser leurs découvertes pour mieux comprendre, voire soigner, certaines maladies terrestres.