«Pokémon Go»: Le jeu fait bouger plus, mais pas longtemps

SANTE Selon une étude, le nombre de pas supplémentaires effectués par les joueurs commence à diminuer dès la deuxième semaine...

M.C. avec AFP
Ronflex (Snorlax en anglais) dans «Pokémon Go».
Ronflex (Snorlax en anglais) dans «Pokémon Go». — Brian Miller/Creative Commons

La chasse aux monstres virtuels fait du bien aux joueurs, mais sur une courte durée. Selon une étude publiée mercredi, le jeu Pokémon Go permet d'améliorer l'activité physique chez les adultes qui le pratiquent, sans pour autant bouleverser leurs habitudes.

Dans son édition de Noël qui offre son traditionnel lot d'études humoristiques ou insolites, la revue médicale britannique The British Medical Journal (BMJ) s'est intéressée au Pokémon Go, le «hit de l'été» dernier qui oblige les joueurs à sortir et marcher pour chasser les monstres de poche virtuels ou faire éclore leurs oeufs. L'application, encore très populaire, compte plus de 20 millions d'utilisateurs actifs à travers le monde.


L'OMS recommande au moins 150 minutes d'activité physique par semaine

En interrogeant en ligne 1.182 participants âgés de 18 à 35 ans en août dernier dont près de la moitié avaient un niveau de jeu intermédiaire ou supérieur, des chercheurs américains ont montré que la pratique du Pokémon Go se traduisait par une accroissement sensible de l'activité physique.

Au cours de la première semaine de pratique, les participants faisaient 11 minutes de marche à pied supplémentaires par jour, soit près de la moitié du temps recommandé par l'Organisation mondiale de la santé. L'OMS recommande de faire au moins 150 minutes d'activité physique modérée ou 75 minutes d'activité vigoureuse par semaine pour rester en bonne santé.

Effet bénéfique sur l'humeur et les liens sociaux

Mais pour les joueurs de Pokémon Go étudiés, le nombre de pas supplémentaires effectués commençait à diminuer dès la deuxième semaine, pour disparaître à la sixième semaine. Le résultat était identique même lorsqu'on tenait compte de divers facteurs comme l'âge, le sexe, le groupe ethnique ou le poids.

«Nos résultats indiquent que l'impact sur la santé du Pokémon Go est probablement modéré» relèvent les auteurs qui n'excluent pas qu'il puisse avoir un impact différent sur les enfants - non inclus dans l'étude -. Ils se veulent toutefois résolument optimistes, soulignant qu'au delà de l'activité physique, le jeu peut avoir un effet bénéfique sur l'humeur et les liens sociaux.