Exomars: Pourquoi l'atterrisseur Schiaparelli s'est-il crashé?

ESPACE Les données qu’il a reçues auraient pu faire croire à Schiaparelli qu’il se trouvait à une altitude plus basse qu’il ne l’était en réalité…

D.B.

— 

Simulation du lâcher de l'atterrisseur Schiaparelli par la sondeTGO.
Simulation du lâcher de l'atterrisseur Schiaparelli par la sondeTGO. — AP/Sipa

Comprendre mieux l’échec pour l’accepter. Les techniciens et ingénieurs de l’agence spatiale européenne (ESA) cherchent toujours à savoir pourquoi le module européen Schiaparellis’est écrasé à la surface de Mars fin octobre.

D’après Le Parisien, ces derniers penchent de plus en plus vers l’hypothèse d’un bug informatique, à savoir d’un défaut d’algorithme, même si l’hypothèse d’une panne d’altimètre ou de logiciel n’est pas exclue. Ce scénario avait déjà été évoqué par Andrea Accomazzo, directeur de la division des missions solaires et planétaires à l’agence spatiale européenne (ESA) dans la revue Nature.

Bientôt on aura le fin mot de l’histoire

« La difficulté, c’est que nous avons un volume de données extrêmement important à exploiter, que le satellite scientifique TGO (Trace Gas Orbiter) qui l’a larguée nous a transmis », explique Thierry Blancquaert, le chef de la mission Schiaparelli. « Mais c’est aussi une chance. Grâce à elles, on saura forcément le fin mot de l’histoire », poursuit-il.

Schiaparelli « est arrivé à une vitesse beaucoup plus rapide que prévu à la surface de Mars », avait expliqué Thierry Blancquaert depuis le Centre de contrôle des opérations de l’ESA à Darmstadt peu après le crash. « Il a atterri pratiquement à l’endroit prévu, à quelques kilomètres près », avait aussi indiqué à l’AFP Michel Denis, directeur des opérations en vol de la mission ExoMars. « Il est clair que Schiaparelli a mal évalué l’altitude, se croyant plus proche du sol qu’il ne l’était », indique aussi François Forget dans Le Parisien.