Cellules souches: Des ovules de souris créés pour la première fois en laboratoire

SANTE Potentiellement prometteuse pour lutter contre l'infertilité, la méthode mise au point par des chercheurs japonais reste cependant complexe et risquée...

20 Minutes avec agences
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Souris de laboratoire.
Souris de laboratoire. — ROBERT F. BUKATY/AP/SIPA

L’utilisation de cellules souches tirées de la peau de souris de laboratoire a pour la première fois permis le développement d’ovules matures qui, une fois fécondés, ont abouti à la naissance d’une descendance fertile.

Les œufs obtenus via cette technique mise au point et testée par des chercheurs japonais présentent cependant un plus grand risque anomalies chromosomiques. Les embryons issus de cette manipulation ne sont en effet devenus des souriceaux normaux que dans très peu de cas.

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Des cellules de peau reprogrammées

L’expérience a été détaillée par les scientifiques japonais dans un article publié lundi dans la revue Nature. Deux types de cellules souches ont été utilisés. Dans le premier cas, il s’agissait de cellules provenant directement d’embryons de souris.

Dans le deuxième, les chercheurs ont reprogrammé des cellules de peau prélevées sur la queue de rongeurs adultes pour les ramener à un stade jeune, à partir duquel elles ont pu se respécialiser en cellules sexuelles. Des souris femelles ont ensuite servi de mères porteuses et donné naissance à des bébés dont les survivants ont à leur tour pu se reproduire.

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Une première étape dans la lutte contre l’infertilité

La raison pour laquelle certains des embryons n’ont pas connu un développement normal reste cependant à établir en menant des études supplémentaires. Ces travaux constituent toutefois une première étape, avant que la technique présentée par les chercheurs japonais ne puisse éventuellement être utilisée pour contrer les effets de l’infertilité.

Pour l’heure, le processus est en effet jugé « complexe » et « loin d’être optimisé », tempère en effet le spécialiste de la reproduction, Richard Anderson.