VIDEO. La cuvée 2016 des IgNobel consacre des rats en pantalon, un homme-chèvre et... Volkswagen

RECOMPENSES Le comité des anti-Nobel distribue chaque année des prix pour des travaux « qui font rire, puis réfléchir »…

20 Minutes avec AFP

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Dans la catégorie biologie, le Britannique Thomas Thwaites, qui a passé trois jours dans la peau d'une chèvre.
Dans la catégorie biologie, le Britannique Thomas Thwaites, qui a passé trois jours dans la peau d'une chèvre. — Michael Dwyer/AP/SIPA

Chaque année, le comité des IgNobel Prizes (prononcer Higuenobel) distribue des prix à des équipes de chercheurs pour des travaux « qui font rire, puis réfléchir », selon la formule consacrée de l’événement.

La sexualité d’un rat est-elle affectée par son pantalon ? Un homme peut-il vivre comme une chèvre ? Les pierres ont-elles une personnalité ? Voilà quelques-uns des sujets de recherche récompensés jeudi à Harvard par les iconoclastes « Anti-Nobel ».

Les rats en pantalon

Lors de la 26e cérémonie du genre, organisée à Cambridge (nord-est des Etats-Unis), sur le campus de la prestigieuse université de Harvard, le prix de reproduction est allé à un chercheur de l’université du Caire, Ahmed Shafik, pour ses travaux sur la sexualité des rats en pantalon.

L’étude, dont la publication remonte à 1993, avait conclu qu’un rat portant un pantalon contenant du polyester était moins actif sexuellement que ceux faits uniquement de laine ou de coton. Le chercheur est décédé en 2007.

Les hommes-animaux

Parmi les dix lauréats, a également été récompensé, dans la catégorie biologie, le Britannique Thomas Thwaites, qui a passé trois jours dans la peau d’une chèvre.

Vainqueur du prix de biologie, ce designer de formation avait obtenu une bourse du Wellcome Trust, un fonds de recherche en biologie, pour financer son projet.

Il a fabriqué des prothèses lui permettant de marcher longtemps à quatre pattes, avec des mouvements comparables à ceux d’une chèvre, y compris en pente car il a réalisé son expérience dans les Alpes suisses.

Il a également mangé de l’herbe, préparée à l’autocuiseur, lors des trois jours qu’a duré son expérience.

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Thomas Thwaites a partagé son prix avec un autre homme devenu animal, le Britannique Charles Foster, qui a essayé d’imiter le style de vie d’un blaireau, d’un renard, d’un cerf, d’une loutre et d’un oiseau.

Les deux hommes se sont vus octroyer, comme tous les lauréats présents, un trophée en forme de grande horloge ainsi qu’un billet de dix mille milliards de dollars zimbabwéens, d’une valeur inférieure à un centime d’euro.

La personnalité des pierres

Comme chaque année, les récompenses ont été remises par de vrais lauréats du prix Nobel, au nombre de quatre, jeudi.

Dans la catégorie économie, l'« anti-Nobel » a été attribué à une équipe de trois chercheurs, deux Néo-Zélandais et un Britannique qui se sont intéressés à la personnalité des pierres.

Ils ont ainsi cherché à appliquer à des morceaux de roche le concept marketing de personnalité des marques, qui consiste à attribuer à des marques des traits de la personnalité humaine.

L’étude a montré que des personnes mises en contact avec les pierres pouvaient leur attribuer des caractéristiques de la personnalité humaine.

Les chercheurs en ont conclu que le concept de personnalité des marques devait être appréhendé avec beaucoup de prudence.

Le prix de chimie à Volkswagen

Lors de la cérémonie agrémentée par des lancers d’avions en papier ou par un mini-opéra sur la création d’une seconde, le comité a aussi décerné le prix de chimie à Volkswagen.

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Le constructeur automobile allemand, qui n’était pas représenté, a été récompensé pour avoir « résolu le problème des émissions polluantes excessives des automobiles en produisant (…) moins d’émissions à chaque fois que leurs voitures étaient testées ».