Une «seconde Terre» découverte, l'exoplanète la plus proche connue à ce jour

ESPACE Elle se trouverait dans la zone « d’habitabilité », où de l’eau à l’état liquide peut exister...

M.C.

— 

Proxima du Centaure photographiée par Huble en 2013. C'est autour de cette étoile que la nouvelle exoplanète observée serait en orbite.
Proxima du Centaure photographiée par Huble en 2013. C'est autour de cette étoile que la nouvelle exoplanète observée serait en orbite. — ESA/Hubble & NASA

Elle n’a pas de nom, et sa découverte n’a même pas encore été officialisée, mais l’exoplanète apparue récemment dans le viseur des astrophysiciens agite déjà la communauté scientifique. Cette « seconde Terre », comme elle est déjà surnommée, à cause de ses caractéristiques voisines de notre planète, se trouve en effet tout près de nous, à « seulement » 4,24 années-lumière, soit la bagatelle de quarante mille milliards de kilomètres.

>> A lire aussi : Une surprenante exoplanète découverte dans un système à trois soleils

« Jamais les scientifiques n’avaient découvert une "seconde Terre" si proche », s’enthousiasme le magazine allemand Der Spiegel, selon lequel les astrophysiciens de l’Observatoire européen austral (ESO) doivent annoncer fin août la trouvaille. Pour mettre cette proximité en perspective, rappelons que Kepler 452b, dont la découverte a été annoncée l’été dernier, et considérée jusque-là comme l’exoplanète « la plus semblable à la Terre », se trouve à environ 1.400 années-lumière de chez nous.

« Nous étions aux limites de ce qui est techniquement possible de mesurer »

La nouvelle planète, qui orbite autour de Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du système solaire, se trouverait, selon l’hebdomadaire, dans la zone « d’habitabilité » où de l’eau à l’état liquide peut exister, ce qui constitue une condition importante à l’existence de la vie.

Mais ses découvreurs se montrent pour l’instant extrêmement peu diserts. Un porte-parole de l’ESO, Richard Hook, a indiqué avoir pris connaissance de l’article, mais s’est refusé à confirmer ou démentir. « Nous ne faisons pas de commentaires », a-t-il simplement déclaré à l’Agence France Presse. « Trouver ce corps spatial était un travail très difficile, a confié un astrophysicien à Der Spiegel, sous couvert d’anonymat. Nous étions aux limites de ce qui est techniquement possible de mesurer. »