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SERIE (7/8)Question (pas si) bête: Pourquoi certains ne se font jamais piquer par les moustiques?

Question (pas si) bête: Pourquoi certains ne se font jamais piquer par les moustiques?

SERIE (7/8)Les questions les plus simples sont parfois les meilleures...
Un moustique en pleine action.
Un moustique en pleine action. - AP/SIPA
Céline Boff

Céline Boff

C’est l’été, le corps se relâche et l’esprit a enfin le loisir de se recentrer sur des questions existentielles. Du type : pourquoi certains ne se font jamais (et d’autres toujours) piquer par les moustiques ? C’est la septième interrogation de notre série estivale consacrée aux « Questions (pas si) bêtes ». La preuve.

Le constat

Vous le savez, le monde se divise en deux catégories. Il y a ceux qui se font TOUJOURS piquer par les moustiques et dont les étés ressemblent un peu à ça :



Et puis, il y a ceux qui parviennent à tous les esquiver, un peu comme ça :



Vous voulez savoir à quoi ça tient ?



L’explication

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Nous sommes désolés Split mais le sucre n’a rien à voir avec la choucroute : « C’est la température du corps, les odeurs qu’il dégage [qui ne sont pas forcément nauséabondes] et le CO2 qu’il émet qui attirent plus ou moins les moustiques », résume Grégory L’Ambert, entomologiste à l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID Méditerranée). Voilà pourquoi vous avez mille fois plus de risques de vous faire piquer pendant un footing plutôt qu’après une bonne douche. De même, comme les personnes corpulentes et les femmes enceintes produisent davantage de CO2 que les autres, elles sont des cibles privilégiées.

En outre, « une étude réalisée en Afrique montre que les personnes buvant de la bière se font davantage piquer que les autres. La consommation de tous types d’alcool provoque sans doute le même résultat puisqu’elle entraîne une dilatation des vaisseaux sanguins, ce qui conduit à une hausse de l’activité métabolique et donc, à un accroissement des odeurs », poursuit le spécialiste.

D’une manière plus générale, « il y a de la variabilité entre les individus qui s’explique par le fait que le moustique est sensible à pas moins de 150 molécules différentes et que chaque personne a son propre cocktail en termes d’odeurs », détaille Grégory L’Ambert. Si les odeurs de certains attirent moins les moustiques, une chose est cependant certaine : TOUT LE MONDE se fait piquer.

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Le truc, c’est que certains ne s’en rendent même pas compte, comme l’explique notre entomologiste : « Quand le moustique pique, il injecte un peu de sa salive, dont l’effet est anesthésiant. Lorsque le corps commence à se débarrasser de cette substance étrangère, une sensation de démangeaison peut apparaître. Il s’agit là d’une réponse immunitaire ».

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Si la sensation « peut » apparaître, c’est parce que les personnes qui se font régulièrement piquer réagissent de moins en moins et parfois même plus du tout. Contrairement à ceux qui débarquent tout juste dans une nouvelle région :

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Enfin, ce qui fait que le bouton persiste (et grossit), c’est parce qu’on le gratte : « Ce geste provoque des microlésions qui s’infectent en raison des bactéries présentes sous les ongles et sur les doigts », précise Grégory L’Ambert.

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Bon à savoir

Sachez que seules les moustiques femelles piquent. Et si ces dernières aiment piquer les amateurs d’alcool, ce n’est pas pour s’enivrer : « Il faudrait une quantité d’alcool dans le sang extrêmement forte, bien plus que quatre grammes par litre [soit le coma éthylique assuré], pour que cela se produise », assure Grégory L’Ambert. Et sinon, rien à voir mais nous étions contents de l’apprendre alors on vous le fait partager : il n’existe pas moins de 3 500 espèces de moustiques dans le monde.

Retrouvez nos autres questions (pas si) bêtes de l'été :

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