Station spatiale internationale: Des microbes prélevés à Tchernobyl étudiés dans l'espace

ESPACE Il s'agit là d'étudier l'effet de la microgravité sur des organismes ayant subi une mutation...

20 Minutes avec agence

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Photographie fournie par la Nasa de la capsule non habitée Dragon, de la société américaine SpaceX, quittant la Station spatiale internationale le 11 mai 2016, pour entamer son retour sur Terre
Photographie fournie par la Nasa de la capsule non habitée Dragon, de la société américaine SpaceX, quittant la Station spatiale internationale le 11 mai 2016, pour entamer son retour sur Terre — HO NASA TV

La société américaine SpaceX a lancé avec succès, dans la nuit de dimanche à lundi, son vaisseau non habité Dragon vers la Station spatiale internationale (ISS) pour y livrer près de 2,2 tonnes de fret. Dans ces bagages, des micro-organismes datant de 30 ans tout rond et prélevés sur la zone de la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine).

Des matières uniques pour les scientifiques

La cargaison devrait arriver à destination mercredi. Les astronautes commenceront alors une batterie de tests censés évaluer les effets de la microgravité sur différents corps présents sur la Terre.

Si de nombreux échantillons sont concernés, les microbes venus de Tchernobyl (des champignons Fungi, notamment) seront observés avec un intérêt tout particulier. En effet, l’exposition aux ondes radioactives liée à l’explosion de la centrale nucléaire soviétique le 26 avril 1986 a entraîné des mutations qui rendent ces matières uniques pour les astronautes, explique le site spécialisé  FredZone.

Des applications dans les domaines de l’agriculture et de la santé

Comme l’indique Kasthuri Venkateswaran du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa cité par SputnikNews, les observations effectuées lors de ces expériences pourraient trouver des applications dans les domaines de l’agriculture et de la santé. Là, les scientifiques espèrent entre autre mieux comprendre comment ces champignons ont pu muter, développer des composants résistants à la radioactivité et, pourquoi pas, ouvrir la voie à de nouveaux traitements en radiothérapie.

A noter que ce 7 juillet, deux astronautes et un cosmonaute ont décollé depuis le Kazakhstan à bord d’un tout nouveau Soyouz vers l’ISS. Parmi eux, Kate Rubins, biologiste rattachée à la Nasa, qui sera la première à séquencer de l’ADN dans l’espace pendant sa mission.