Airbus veut nettoyer l'orbite terrestre de ses débris spatiaux

ESPACE La filiale défense et aérospatiale de l'avionneur va créer un module se chargeant de mettre hors d'état de nuire les satellites en fin de vie qui pullulent dans la périphérie terrestre...

20 minutes avec agences

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Le satellite SPOT-5 aura observé la Terre pendant 13 ans, de 2002 à 2015.
Le satellite SPOT-5 aura observé la Terre pendant 13 ans, de 2002 à 2015. — Cnes

L’orbite terrestre est de plus en plus encombrée. Les satellites en fin de vie constituent une source potentielle de débris spatiaux et une menace pour les autres appareils environnants qui fournissent en permanence des services devenus indispensables à la vie sur Terre. D’où l’idée de faire sérieusement le ménage dans l’espace.

Airbus Defence and Space va ainsi être le chef de file d’un programme européen développant le prototype d’un module de désorbitation des satellites en fin de vie ou devenu incontrôlables pour garantir la pérennité de l’utilisation de l’espace, autrement dit une « poubelles de l’espace ».

 

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Une aide de plus de 2,8 millions d’euros jusqu’en 2018

A la tête d’un consortium de 10 entreprises, la filiale défense et aérospatiale de l’avionneur va diriger l’équipe chargée du projet TeSeR, pour Technology for Self-Removal of Spacecraft. Quant au prototype, il s’agira « d’un module ultra-fiable et à bas coûts ». Grâce à ce module, le satellite moribond irait rejoindre une « orbite parking », bien au-delà des 36.000 km d’altitude sur laquelle gravitent les satellites encore opérationnels. Là, il serait mis en état passif et ne présenterait aucun risque de collision.

Une autre solution consisterait à faire chuter le satellite en fin de vie. Il suffirait de lui faire perdre de l’altitude en le freinant pour, qu’à terme, il entre dans l’atmosphère et se détruise.

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Airbus DS, en tant que chef de file, assurera la gestion du projet, la coordination technique, en plus du développement de ces systèmes innovants de contrôle d’attitude des satellites. Le numéro deux mondial de l’industrie spatiale a également signé une convention de subvention qui permettra au programme TeSeR de bénéficier d’une aide de plus de 2,8 millions d’euros jusqu’en 2018.