VIDEO. Solar Impulse 2 a repris son tour du monde, direction San Francisco

EXPLOIT Après une longue interruption à Hawaï, l'avion fonctionnant à l'énergie solaire devrait atteindre la côte ouest américaine dimanche matin (heure française)...

M.C.

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André Borschberg se pose à Hawaï en juillet 2015, aux commandes du «Solar Impulse 2».
André Borschberg se pose à Hawaï en juillet 2015, aux commandes du «Solar Impulse 2». — ZCVA/WENN.COM/SIPA

Solar Impulse brave de nouveau les airs. Après presque 300 jours d’une interminable escale technique à Hawaï (même si on a déjà vu pire endroit où être bloqué), l’avion solaire a repris son tour du monde entamé le 9 mars 2015 à Abou Dhabi, direction cette fois la côte ouest des Etats-Unis.

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L’appareil expérimental révolutionnaire, qui fonctionne grâce à une batterie nourrie à l’énergie solaire et « sans une goutte de carburant », comme l’expliquent ses concepteurs, a décollé jeudi sous un ciel dégagé de l’aéroport Kalaeloa à 6 h 15 locales (18 h 15, heure française) et se dirige vers Mountain View, près de San Francisco, en Californie, qu’il doit atteindre une soixantaine d’heures plus tard, c’est-à-dire dimanche matin, heure française.

« C’est beau ! On est dans les airs », a crié au moment du décollage le pilote suisse Bertrand Piccard, seul aux commandes pour ce neuvième vol. Lui et son compatriote André Borschberg se relaient pour accomplir chaque étape. « Nous sommes très sereins », avait confié le pilote juste avant le départ de cette étape, pour laquelle Solar Impulse va mettre environ dix fois plus de temps qu’un vol commercial classique pour le même trajet.

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Sur Twitter, il a évoqué une « étrange sensation d’être seul au-dessus de l’océan Pacifique. Un peu comme ce qu’Amelia Earhart a dû ressentir », en référence à la pilote américaine disparue en survolant le Pacifique pendant un tour du monde en 1937.

Le tour du monde inédit des deux aventuriers et militants pour l’énergie propre avait subi un brutal coup d’arrêt à l’arrivée de l’appareil en juillet à Hawaï, soit à mi-parcours du périple de 35 000 km. L’avion y était immobilisé depuis 293 jours pour une escale technique, le temps de recharger et de réparer ses batteries, endommagées lors de sa dernière étape au-dessus du Pacifique, mais aussi dans l’attente d’avoir des conditions météorologiques idéales pour redécoller.

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L’avion, dont les ailes sont couvertes de plus de 17 000 cellules photovoltaïques qui chargent les batteries la journée, parcourt le monde, mais explore aussi « des territoires inconnus dans le domaine de la technologie propre », doit boucler son tour du globe en une douzaine d’étapes, soit quelque 500 heures de vol, afin de promouvoir l’usage des énergies renouvelables.

Une fois arrivé près de San Francisco, il restera plusieurs étapes, dont deux dans le centre des Etats-Unis pour atteindre New York et la côte Est, avant d’entamer la traversée de l’Atlantique. Ils décideront au dernier moment de faire escale en Europe de l’Ouest ou en Afrique du Nord. L’avion s’arrêtera ensuite sur les côtes méditerranéennes avant de boucler la boucle en rentrant à Abou Dhabi.