La chasse à l'hypothétique «9e planète» progresse

ESPACE Des astronomes ont nettement réduit la zone des recherches...

P.B.

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Vue d'artiste de la ceinture d'astéroïdes d'un système solaire voisin.
Vue d'artiste de la ceinture d'astéroïdes d'un système solaire voisin. — NASA

Une neuvième planète, dix fois plus massives que la Terre, orbite-t-elle aux confins du système solaire, telle un géant solitaire ? Le débat a été relancé en janvier après l’observation de perturbations gravitationnelles sur des cailloux situés dans la ceinture de Kuiper. Le mois suivant, ce sont des astronomes français, Agnès Fienga et Jacques Laskar, qui ont fait progresser la quête en réduisant les zones de recherche. Et cette semaine, Matthew Holman et Matthew Payne, du centre d’Harvard pour l’astrophysique, ont affiné les projections.

Un rappel est nécessaire : il n’est absolument pas certain que cette planète existe. Certains phénomènes étranges ont parfois des explications fort différentes de celles avancées par les chercheurs. Mais les observations de Mike Brown et Konstantin Batygin ont suffisamment convaincu la communauté pour que de nombreux astronomes se mobilisent.

Une zone actuellement observée

Les dernières projections viennent de l’analyse de données de la sonde Cassini, qui orbite autour de Saturne. Holman et Payne estiment que si la 9e planète existe, elle se trouve quelque part dans la constellation de la Baleine, dans une zone d’un rayon de 20° centrée autour des coordonnées (ascension 40◦, déclinaison -15◦).

Le hasard faisant bien les choses, cette zone est actuellement surveillée par la Dark Energy Survey, un programme international de mesure de l’énergie sombre via un télescope au Chili. Trouver le Graal pourrait cependant prendre plusieurs années, avertissent les chercheurs. La chasse à la planète continue.

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