Quand gros cerveau rime avec danger d'extinction

SANTE Selon un chercheur américain, avoir un gros cerveau pourrait être un handicap...

20 Minutes avec agences

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Illustration: le cerveau humain.
Illustration: le cerveau humain. — Inition / Rex Features/REX/SIPA

Si la taille du cerveau ne fait pas l’intelligence, en avoir un gros ne serait pas non plus une chance. C’est le constat établi par des chercheurs dans une étude publiée ce mercredi dans la revue Proceedings B de la Royal Society britannique.

Eric Abelson, du département des sciences biologiques de l’université de Stanford (États-Unis), n’hésite pas à avancer l’idée qu’un gros cerveau pourrait même être un handicap.

Davantage de risques d’extinction

Le spécialiste a pour cela calculé la taille du cerveau de 1.679 animaux et comparé ces mesures aux données de l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui évalue le risque d’extinction de milliers d’espèces et sous-espèces.

Bilan : il a finalement mis en évidence une corrélation entre coefficient d’encéphalisation (taille du cerveau comparée à celle du corps) et probabilité d’extinction. Car entretenir un gros cerveau représente un coût métabolique important, sans pour autant apporter une meilleure valeur adaptative. Le lien serait d’ailleurs encore plus fort chez les animaux de petite taille.

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L’étude note, en outre, que l’augmentation de la connaissance ne peut pas protéger la faune des dangers de l’environnement moderne.