Japon: De minuscules animaux ramenés à la vie 30 ans après leur congélation

DECOUVERTE Grâce à cette expérience, le mythe de la cryogénie humaine revient sur le devant de la scène...

20 Minutes avec agence
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Congelés pour une expérience après leur capture en Antarctique en 1983, des tardigrades (ou ourson d'eau) ont été ramenés à la vie par des scientifiques japonais en mai 2014.
Congelés pour une expérience après leur capture en Antarctique en 1983, des tardigrades (ou ourson d'eau) ont été ramenés à la vie par des scientifiques japonais en mai 2014. — Eye Of Science/ Photo Research/France TV Info

On les connaît sous le nom « d’oursons d’eau » ou de « tardigrades ». Ces créatures aquatiques mesurent rarement plus d’un millimètre, possèdent des pattes équipées de griffes et sont connues des chercheurs pour leur incroyable capacité de survie.

Congelés pour une expérience après leur capture en Antarctique en 1983, un œuf et un adulte de cette drôle d’espèce ont été ramenés à la vie par des scientifiques japonais.

Un coup de tonnerre dans le monde de la science

Bien que menée en mai 2014, cette expérience dont les résultats ont récemment été publiés dans Cryobiology, semble être un coup de tonnerre dans le monde de la science. Et ceci même si on sait les tardigrades capables de survivre à des conditions extrêmes, qui tueraient n’importe quel autre animal (ces « oursons d’eau » survivent même dans l'espace comme le montre cette vidéo publiée par Vice).

Le précédent record de congélation était déjà détenu par un ourson d’eau

En effet, les scientifiques japonais ont faire battre ici un record de résistance à ces tardigrades. Le précédent record de congélation suivie d’un retour à la vie étant de neuf ans, comme le rappelle France TV Info. L’adulte tardigrade réanimé a commencé à bouger quelques jours après sa décongélation et il s’est nourri après quelques semaines, comme le précisent les chercheurs. Le tardigrade a même pondu 19 œufs, dont 14 ont éclos.

Mais surtout, l’expérience menée en 2014 montre qu’il est possible de réparer les cellules d’ADN endommagées par des conditions mortelles pour la plupart des espèces. C’est en tout cas vrai pour les oursons d’eau. Avec cette conclusion, le mythe de la cryogénie humaine, qu’elle soit ou non possible ou souhaitable, revient sur le devant de la scène.