Après 4 mois sans nouvelles de Philae, la mission Rosetta arrive prématurément à son terme

ESPACE Les scientifiques sont toutefois satisfaits des informations collectées par le robot Philae, posé depuis un an sur la comète Tchouri…

L.C.
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Vue en image de synthèse de l'atterrisseur Philae.
Vue en image de synthèse de l'atterrisseur Philae. — ESA/ATG medialab

Tchouri, c'est fini ? Le robot Philae, posé sur la comète Tchuruymov-Guerasimenko (dite Tchouri) depuis novembre 2014, n'a pas donné signe de vie depuis le 9 juillet dernier. La mission Rosetta arrive donc prématurément à son terme.

Depuis des mois, le robot de la taille d'un réfrigérateur reste désespérément silencieux, incapable de recharger ses batteries solaires. Or la comète Tchouri s'éloigne désormais du soleil, emportant avec elle l'espoir de voir Philae se réveiller un jour.

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D'importantes avancées scientifiques

Mais les scientifiques sont toutefois satisfaits des avancées de la mission Rosetta. Après un atterrissage mouvementé, le robot avait pu communiquer pendant près de 60 heures avec la Terre. Un laps de temps suffisant pour aiguiser la curiosité des chercheurs. Philae avait pris de nombreuses photos et récolté des données scientifiques sur des molécules organiques présentes sur la comète. Des mesures qui avait notamment permis de révéler la présence de molécules de dioxygène.

Le robot a donc accompli une bonne partie de sa mission, sans compter que les analyses effectuées par Philae sont loin d’avoir révélé tous leurs secrets.

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«C’est clairement un extraordinaire succès technique, un succès scientifique», a déclaré à BFMTV Sylvestre Maurice, astrophysicien à l’université de Toulouse. «Ces résultats sont étonnants, ils nous révèlent une comète beaucoup plus riche, beaucoup plus complexe que ce qu’on pensait. Il ne faut pas oublier que ce sont les comètes qui nous ont apporté une partie de l’eau de nos océans et pourquoi pas cette chimie organique qu’on a découvert grâce à Philae».