La "super lune" du 10 août au-dessus de l'église Nossa Senhora da Penha à Rio de Janeiro.
La "super lune" du 10 août au-dessus de l'église Nossa Senhora da Penha à Rio de Janeiro. — AFP PHOTO / YASUYOSHI CHIBA

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Un village va-t-il être créé sur la Lune?

C'est l'idée défendue par l'Agence spatiale européenne...

C’était il y a 46 ans. L’homme posait pour la première fois le pied sur la Lune, avec la mission Apollo. Mais depuis décembre 1972, plus aucun humain ne s’est posé sur le satellite. Et l’Agence spatiale européenne (ESA) voudrait bien changer cela.

Son rêve ? Créer un « village lunaire » international, qui pourrait être édifié peu à peu grâce à des robots, permettant un jour le retour de l’homme sur notre satellite. Cette idée est défendue au plus haut niveau, par le nouveau directeur général de l’ESA, Johann-Dietrich Woerner.

« Des missions diverses et variées sur la Lune »

Il l’a présentée devant la communauté spatiale lors du 66e Congrès international d’astronautique (IAC) qui s’est tenu en fin de semaine dernière à Jérusalem. Il avait déjà commencé à l’évoquer dans la presse dès sa prise de fonction en juillet.

« L’expression 'Moon village' ne veut pas dire que l’on va construire sur la Lune un village avec des écoles, des églises, des maisons », tient à souligner Franco Bonacina, porte-parole du directeur général de l’ESA. « C’est un concept qui prévoit une participation internationale pour faire des missions diverses et variées sur la Lune, peut-être sur sa face cachée ». Tous les équipements ne seraient pas forcément au même endroit.

Woerner, l’ancien patron de l’agence spatiale allemande DLR, part du constat que l’aventure de la Station spatiale internationale (ISS), lancée en 1998, devrait se terminer vraisemblablement aux alentours de 2024.

« Réfléchir à ce que nous voulons faire après »

« Il faut réfléchir à ce que nous voulons faire après. D’où l’idée d’inciter la communauté internationale à réaliser quelque chose ensemble sur la Lune », explique Bonacina. « Il s’agit de rassembler et de fédérer des idées » autour du satellite de la Terre, qui a encore beaucoup à nous apprendre.

Le directeur général de l’ESA, « pour qui l’espace n’a pas de frontières, veut permettre à tout le monde de contribuer » à ce village lunaire, selon Bonacina. La Chine, qui ne participe pas à la Station spatiale internationale, mais conduit un programme ambitieux sur la Lune, pourrait être la bienvenue.