Des restes de bébés dinosaures retrouvés dans la «tombe du dragon»

PALEONTOLOGIE Cette région célèbre pour sa richesse en fossiles de dinosaures est située en Mongolie...

N.Bg. avec AFP

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Découverte de bébés dinosaures en Mongolie, étude publiée en octobre 2015.
Découverte de bébés dinosaures en Mongolie, étude publiée en octobre 2015. — Dewaele et al. / AFP

Ils voient le jour après des dizaines de millions d’années. Au moins trois squelettes de dinosaures encore dans l’oeuf ou peu après l’éclosion au moment de leur mort ont été mis au jour dans la région appelée « la tombe du dragon » du désert de Gobi en Mongolie, ont annoncé mercredi des scientifiques belges.

Découverts dans cette région célèbre pour sa richesse en fossiles de dinosaures datant de la fin du Crétacé (entre 70,6 et 65,5 millions d’années), juste avant la disparition des dinosaures, les scientifiques décrivent trois ou quatre spécimens périnataux de dinosaures Saurolophus angustirostris, ainsi que deux fragments de coquille d’oeuf. Ces « lézards à crête » étaient des dinosaures herbivores de grande taille, allant jusqu’à douze mètres de long et pesant plus de deux tonnes. Un grand nombre de leurs squelettes, bien préservés, ont été découverts.

Vue d'artiste d'un Saurolophus - (c) Wikicommons

Un nid sur la berge d’une rivière

Les bébés dinosaures se trouvaient probablement dans leur nid, installé sur un banc de sable d’une rivière, lorsqu’ils sont morts, estiment des paléontologues de l’université de Gand et de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique. Leurs travaux sont publiés dans la revue scientifique américaine PLOS ONE.

La longueur du crâne des bébés Saurolophus est d’environ 5 % celle des spécimens adultes les plus grands connus, ce qui indique qu’ils devaient être dans les premiers stades de leur développement. Leurs os montraient déjà des caractéristiques du Saurolophus angustirostris, dont un museau orienté vers le haut. Mais ces très jeunes spécimens n’avaient pas encore développé la crête caractéristique de leur espèce, et les différentes parties du crâne n’avaient pas encore fusionné.

Des bébés pour combler les trous dans nos connaissances

« La quasi-absence de développement de la crête chez ces bébés fournit des indices génétiques sur la croissance de la crête chez ces dinosaures », relève Leonard Dewaele, un des co-auteurs de l’étude. « Les Saurolophilis sont les seuls dinosaures de la famille des sauropodes à avoir une crête sur le crâne quand ils sont adultes », précise-t-il.

Les chercheurs n’ont pas pu déterminer si ces trois ou peut-être quatre spécimens étaient encore dans l’oeuf ou s’ils venaient tout juste d’en sortir quand ils sont morts. Mais ils étaient déjà en partie décomposés quand ils ont été enterrés dans les sédiments de la rivière durant la saison d’été qui était humide.

Les fragments fossilisés de coquilles d’oeuf retrouvés avec eux ressemblent étroitement à ceux déjà trouvés de la même famille des Saurolophus angustirostris en Mongolie. Selon ces scientifiques, cela laisse penser que ces « bébés » saurolophini pourraient aider à combler le trou dans les connaissances sur le développement des Saurolophus angustirostris.