Après Mars et Pluton, la Nasa veut retourner sur Vénus

ESPACE La voisine de la Terre est l’objectif de deux des cinq missions pressenties pour être lancées par l’agence spatiale américaine…

N.Bg.

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Vue d'artiste comparant une planète de type «super-Vénus» et de type «super-Terre»
Vue d'artiste comparant une planète de type «super-Vénus» et de type «super-Terre» — HO / NASA / AFP

Objectif Vénus. La Nasa a dévoilé mercredi soir la liste des cinq projets d’exploration spatiale pressentis pour être financés et concrétisés, dont deux concernent notre voisine. Chacun va recevoir jusqu’à 3 millions de dollars pour mieux détailler ses objectifs et les moyens d’y parvenir et au bout d’un an, en septembre 2016, seule une ou deux de ces missions sera validée par l’agence spatiale américaine. A la clé, un budget de 500 millions de dollars, et l’assurance de ramener sur Terre des données inédites. Alors que les découvertes sur les comètes, les astéroïdes, Mars et Pluton s’enchaînent cette année, on vous propose un petit passage en revue de ces 5 missions, qui nous rappellent que notre système solaire cache encore bien des mystères.

Tomber dans le ciel de Vénus. La mission Davinci propose d’envoyer un vaisseau jusqu’à notre proche voisine, deuxième planète en partant du Soleil, qui dissimule son sol sous une atmosphère épaisse, brûlante et corrosive. Le vaisseau larguerait une sonde qui ferait une chute de 63 minutes jusqu’au sol, étudiant à la fois l’atmosphère vénusienne et sa surface, qu’on pense couverte de volcans.

Cartographier Vénus. Même planète, objectif différent. La mission Veritas resterait en orbite autour de la petite sœur de la Terre, pour en dresser un portrait précis : topographie et imagerie de la surface seraient réalisées, pour produire les toutes premières cartes de la déformation de la surface vénusienne et de sa composition.

Observer le cœur d’une planète. La mission Psyche a pour objectif de visiter l’astéroïde du même nom, bel objet de 213 kilomètres de diamètre situé dans la ceinture d’astéroïdes (entre les orbites de Mars et de Jupiter) et dont on pense qu’il est composé à 90 % de fer et de nickel. On le soupçonne d’être ce qui reste d’un impact avec un planétésimal, un embryon de planète. Le visiter pourrait revenir à observer le cœur d’une planète.

Remonter l’histoire du Système solaire. Pour observer les objets de la ceinture de Kuiper, cet immense amas de petits corps situé loin au-delà de Neptune, on peut s’y rendre – c’est ce qu’est en train de faire la sonde New Horizons après avoir survolé Pluton. Ou alors on peut, comme le propose la mission Lucy, visiter les astéroïdes troyens de Jupiter, situés sur l’orbite de la géante gazeuse, qui pourraient provenir directement de la ceinture de Kuiper. Leur intérêt : ils n’auraient pas changé depuis la formation du Système solaire il y a 4,5 milliards d’années, et sont donc les briques fondamentales de notre système et de ses planètes.

Détecter le prochain « Armageddon ». 20 Minutes vous l’avait expliqué, le ciel est rempli d’astéroïdes croisant l’orbite terrestre, qu’on ne parvient pas à détecter et qui peuvent nous tomber dessus à tout instant en causant de gros dégâts. Peu réjouissant. C’est pourquoi la mission NEOcam (NEO pour Near Earth Objects) se propose d’envoyer un télescope dans l’espace qui n’aurait qu’un objectif : détecter et analyser autant de ces « Objets proches de la Terre » que possible.