Mars: Le successeur du rover Curiosity se dévoile

EXPLORATION Le nouveau véhicule martien est censé décoller en 2020 pour une arrivée sur la planète rouge début 2021...

N.Bg.

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Esquisse de ce que à quoi ressemblera le successeur de Curiosity.
Esquisse de ce que à quoi ressemblera le successeur de Curiosity. — NASA/JPL-Caltech

On ne connaît pas encore son nom, mais on commence à voir avec précision à quoi il ressemblera. Le futur rover martien de la Nasa, qui prendra le relais de Curiosity dans le cadre de la mission Mars 2020, s’est un peu plus révélé ce mois-ci à l’occasion d’une réunion de scientifiques en Californie, que le site spécialisé Space.com a résumée et précisée jeudi dans un long article. En quoi sera-t-il meilleur que Curiosity, qui poursuit actuellement sa mission sur le sol martien ? Réponse ci-dessous en 7 points.

Un nouveau lieu d’atterrissage. Un temps envisagé pour Curiosity, c’est sur le cratère Jezero que le nouveau rover devrait poser ses petites roues. On pense que le cratère a pu abriter un lac dans le passé, et donc, potentiellement, abriter la vie.

Un (tout petit) peu plus gros. Dix centimètres. C’est a priori ce qui séparera Curiosity de son successeur. Celui-ci devrait mesurer 3m de long, là où le rover qui foule actuellement le sol martien n’en fait que 2,9m. Niveau hauteur et largeur, les mensurations resteront les mêmes.

De meilleures roues. On parlait plus haut de « petites roues », mais le prochain rover martien devrait plutôt en avoir des grosses, bien résistantes. Les roues de Curiosity sont en effet très abîmées, plus que ce à quoi s’attendaient les ingénieurs de la Nasa.

Des échantillons à ramener sur Terre. On a posé plusieurs objets sur Mars, mais rien n’en est jamais revenu. Et aussi sophistiqués les rovers soient-ils, l’analyse d’échantillons de sol martien dans de vrais laboratoires, sur Terre, nous en apprendrait beaucoup. Voilà pourquoi le rover de Mars 2020 récoltera et stockera ces échantillons… avant de les abandonner. Ils seront récoltés un jour, dans plusieurs années, par une mission dédiée qui reste à définir et à financer.

Préparer l’arrivée de l’Homme. Pour que l’humanité puisse poser le pied sur la planète rouge, encore faut-il que les conditions de sa survie là-bas soient réunies. Le successeur de Curiosity devrait pouvoir analyser les poussières et l’air martien. Le but : imaginer un moyen de transformer les ressources de la planète pour la production d’oxygène utile à la respiration humaine ou à l’alimentation de fusées.

Plus de terrain couvert, plus rapidement. On ne va pas rentrer dans les détails techniques, d’autant qu’ils ne sont pas encore arrêtés, mais le petit frère de Curiosity couvrira plus de terrain, plus rapidement. Ce n’est pas la vitesse de déplacement du rover qui accélèrera, mais sa capacité à prévoir ses déplacements. Il perdra moins de temps à calculer son prochain itinéraire.

Passer de la loupe au microscope. Là où Curiosity prend des rochers, les réduit en poussière et regarde assez grossièrement leur composition, son successeur devrait analyser ces mêmes objets à un niveau microscopique. Car si personne n’espère trouver un gros fossile sur Mars, déceler des traces de micro-organismes paraît plus envisageable.

C’est tout ? Les lecteurs les plus attentifs l’auront remarqué : la nouvelle génération du rover martien ne diffère pas énormément de la précédente. Pour une simple raison : Curiosity est très efficace. Rappelons que seuls les Américains ont réussi à poser un rover sur Mars -à l’exception d’un véhicule britannique qui n’a jamais fonctionné- et que celui-ci fonctionne très bien et remplit ses objectifs. La Nasa le sait : on ne répare pas un objet qui n’est pas cassé.