Nuits des Etoiles: Comment bien profiter d’une édition exceptionnelle

ASTRONOMIE Même si l’on est seul et sans moyen, on peut profiter du spectacle offert par les nuits d’août…

N.Bg.
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Observation du ciel au télescope à Dijon le 30 juin 2015.
Observation du ciel au télescope à Dijon le 30 juin 2015. — KONRAD K./SIPA

« Comme si on entrait dans un nuage de moucherons ». Cette image, qu’on doit au président de l’Association française d’astronomie (AFA) Olivier Las Vergnas, décrit le passage estival de la Terre dans un nuage de poussières et autres résidus cométaires, qui donne les étoiles filantes. Du 5 au 7 août, l’AFA propose ses 25es Nuits des étoiles pour mieux profiter du spectacle. Mais on peut aussi se débrouiller tout seul pour observer les étoiles. Suivez le guide.

Où se rendre ?

Si vous n’êtes pas situé trop loin d’un des 443 sites où le public est accueilli gratuitement et librement par des clubs locaux d’astronomie, n’hésitez surtout pas. Recensés sur cette carte, ils respectent tous la charte de l’AFA, qui garantit une qualité scientifique et pédagogique. Sinon, vous pouvez aussi observer le ciel avec vos propres moyens, à peu près n’importe où. Avec deux exigences tout de même : éviter les endroits éclairés, et choisir un terrain dégagé pour avoir une vue aussi large que possible du ciel étoilé.

Où regarder ?

Vers le ciel, évidemment. Même sans connaissances en astronomie, n’importe qui peut profiter de la Voie lactée ou des étoiles filantes qui ne manqueront pas d’apparaître. On conseillera tout de même aux moins dilettantes de se procurer une carte du ciel -disponible sur les sites accueillant le public, dans le magazine Ciel & Espace, en ligne (ici par exemple) ou sur des applications comme Carte du Ciel ou Sky Map.

Quel matériel prévoir ?

« Le matériel de base c’est la chaise longue, le thermos de café et une petite laine », nous indique en souriant Olivier Las Vergnas. En effet, on peut déjà voir beaucoup de choses à l’œil nu, pourvu qu’on évite la pollution lumineuse : la Voie lactée, les constellations, les étoiles filantes… Celles-ci ne doivent d’ailleurs surtout pas être guettées à la jumelle ou au télescope, elles nécessitent une vision d’ensemble. « Le télescope sera plus utile pour observer Saturne et son anneau, explique Olivier Las Vergnas, même si les yeux les plus perçants peuvent se contenter d’une paire de jumelles. »

Quel est le planning de la soirée ?

Les animations des 443 sites recensés commencent généralement vers 20h ou 21h. Vers 21h30, avec le coucher du soleil, on peut commencer à lever les yeux au ciel, en profitant du fait que la Lune n’apparaîtra que vers minuit, gênant peu l’observation. C’est à partir de 22h30, quand la nuit sera noire, que le spectacle commencera vraiment. Au programme : Saturne à l’horizon Sud-Ouest, la galaxie d’Andromède côté Nord-Est, la Voie lactée barrant le ciel et les étoiles filantes un peu partout.

Et on peut prendre des photos ?

Les petits conseils d’Olivier Las Vergnas pour prendre de belles photos du ciel étoilé avec un appareil reflex : « Bien le poser, éviter les vibrations au moment de déclencher, faire la mise au point sur l’infini, ouvrir au maximum et laisser un temps de pose de 3 ou 4 secondes ». Avec ça, la belle image de la Voie lactée est garantie. Avec un smartphone, évidemment c’est plus compliqué. Là, l’astuce consiste à le placer là où vous mettriez votre oeil devant un télescope. A la main, c’est possible, avec un petit fixateur, c’est mieux.