Solar Impulse bat le record de vol en solitaire

EXPLOIT Mais le pilote André Borschberg, a accumulé 94 heures de vol consécutives et doit encore tenir près de 24 heures, est épuisé...

B.D. avec AFP

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Photo fournie par le projet Solar Impulse montrant le pilote André Borschberg le 29 juin 2015 avant le décollage de l'aéroport de Nagoya au Japon
Photo fournie par le projet Solar Impulse montrant le pilote André Borschberg le 29 juin 2015 avant le décollage de l'aéroport de Nagoya au Japon — Solar Impulse Solar Impulse

L’avion Solar Impulse 2 a largement battu ce jeudi le record mondial de vol en solitaire lors de son étape du tour du monde entre le Japon et Hawaï, mais son pilote André Borschberg, qui doit encore tenir près de 24 heures, est épuisé.

Le Suisse avait déjà accumulé ce jeudi 94 heures de vol consécutives, soit près de quatre jours, battant de loin le précédent record établi par Steve Fossett, qui avait volé pendant 76 heures et 45 minutes (un peu plus de trois jours) en 2006. Le voyage entre le Japon et Hawaï doit durer a priori environ 120 heures.

Le pilote épuisé

A 17h30, heure française, ce jeudi, l’avion solaire avait parcouru 84 % du trajet vers l’Etat américain tropical, soit 6.921 kilomètres. Il lui restait encore 1.250 km à réaliser, d’après les organisateurs du projet. Le dernier tweet de la mission de contrôle (MCC) du projet d’avant-garde laissait entendre que les derniers kilomètres seraient particulièrement périlleux.

« Dernières nouvelles : #PACIFIQUE : @andreborschberg est fatigué. Avec des turbulences à 2.400 mètres d’altitude et un front froid ».

« La MCC et l’équipe solaire travaillent dur pour évaluer la situation et aider André Borschberg pendant cette période stressante ».

L’aviateur fait des siestes de 20 minutes seulement pour pouvoir garder le contrôle de son engin expérimental. Il est équipé d’un parachute et d’un canot de sauvetage au cas où son avion s’écrase dans le Pacifique. Mercredi, Solar Impulse avait franchi un obstacle important avec le passage d’un front froid allant approximativement de Taïwan à l’Alaska.

Ce front était jugé si dense et infranchissable que Solar Impulse a reporté plusieurs fois son départ du Japon, où il s’était posé le 1er juin, passant près d’un mois à attendre un temps clément.