VIDEO. Des chercheurs percent le mystère d'un fossile d'oiseau

ANIMAUX Le fossile vieux de 115 millions d'années avait été découvert en 2011...

20 Minutes avec agences

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Les chercheurs viennent le 2 juin 2015, de percer le mystère d'un  oiseau âgé de 115 million d'années, fossilisé avec ses plumes et en trois dimensions découvert en 2011 au Brésil
Les chercheurs viennent le 2 juin 2015, de percer le mystère d'un oiseau âgé de 115 million d'années, fossilisé avec ses plumes et en trois dimensions découvert en 2011 au Brésil — Capture d'écran - http://www.livescience.com/

De grands yeux, deux longues plumes en guise de queue, un bec avec des dents, l’oiseau, de la taille d’un colibri. Voilà à quoi ressemble la nouvelle découverte des chercheurs brésiliens, qui ont mis la main sur le fossile d’un oiseau, vieux de 115 millions d’années. Les résultats de leurs travaux, publiés ce mardi dans la revue Nature Communications modifient les connaissances morphologiques sur ce magnifique volatile et ses lieux de résidence.

Un spécimen parmi les plus anciens jamais découverts

« Il appartient à un groupe d’oiseaux du Mésozoïque (-251 millions à -65,5 millions d'années) appelé Enantiornithes (1) et c’est l’oiseau le plus ancien qu’on ait trouvé dans le paléocontinent du Gondwana » a précisé Ismar Carvalho, chercheur du département de géologie à l’Université de Rio de Janeiro et coauteur de l’étude.

Découvert en 2011 dans la carrière de Nova Olinda au nord-est du Brésil, le fossile est également le premier conservé en trois dimensions. « Même les plumes ont été conservées en trois dimensions », précise le chercheur.

En analysant les fossiles des plumes de la queue de l’animal en forme d’ellipse, les chercheurs brésiliens et argentins ont mis en évidence une rangée de taches arrondies. Les restes d’un motif de couleur ornementale, selon eux. De surcroît, l’étude également des informations sur la disposition de ses plumes et ainsi sur leur rôle.

L’oiseau peuplait le plus grand continent du monde

D’après les chercheurs, les plumes de la queue de l’animal ne sont pas assez aérodynamiques pour trouver leur justification dans le vol ou l’équilibre. Pour eux, elles jouaient plutôt un rôle dans la parade sexuelle, dans la reconnaissance de l’espèce ou la communication visuelle.

Les auteurs de l’étude concluent que l’oiseau, qui a le dos courbé et dont la queue rappelle des fléchettes, peuplait également le Gondwana, un « super-continent » qui regroupait l’Amérique latine, l’Afrique, l’Antarctique, l’Australie, la péninsule arabique et le sous-continent indien jusqu’à leur fracturation en plusieurs continents au Jurassique il y a environ 160 millions d’années.

(1) Des vieux vertébrés ailés du même groupe avaient jusqu’ici été retrouvés en Chine du Nord.

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