L'Oréal: De la peau imprimée en 3D pour tester les produits

COSMETIQUE La filliale américaine du groupe va financer l ’ implantation d ’ un centre de recherche à San Diego...

20 Minutes avec agence
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Le siège de L'Oréal à Clichy, près de Paris, en juillet 2010
Le siège de L'Oréal à Clichy, près de Paris, en juillet 2010 — Boris Horvat AFP

L’Oréal, qui depuis 2013 à renoncer à tester ses produits sur les animaux, vient de trouver une nouvelle alternative innovante pour tester ses cosmétiques. La filiale américaine du groupe vient d’officialiser, dans un communiqué publié ce mardi, un partenariat avec la start-up Organovo, spécialisée dans les technologies de bio-impression en 3D.

Un processus jugé trop long et trop coûteux

Le groupe, qui jusqu’ici faisait face à une demande croissante d’échantillons de peau humaine, testait ses produits sur des tissus humains fabriqués en laboratoire à partir d’échantillons de peau issus de la chirurgie esthétique. Avec cette technique, près de 130.000 fragments de peau étaient produits chaque année en France. En plus d’une production insuffisante à l’échelle du groupe, le procédé a été jugé trop long et trop coûteux.



Le processus développé par Organovo consistera donc à projeter des particules vivantes sur une matrice par couches successives afin de produire des tissus humains vivants et fonctionnels. Par le passé, la technologie a déjà été utilisée pour recréer des tissus rénaux et hépatiques pour la recherche académique et pharmaceutique, précise Le Journal de Montréal.

Automatiser la production d’ici 5 ans 

Pour Keith Murphy, le président d’Organovo, ce partenariat représente « une avancée importante qui permettra de développer de nouvelles applications de la technologie […] et de créer de la valeur tant pour L’Oréal que pour Organovo en réalisant de nouvelles percées dans la fabrication de tissus humains ».

Concrètement, la collaboration permettra d’automatiser la production dans les cinq années à venir en fabriquant des échantillons plus rapidement et à beaucoup plus grande échelle. Pour ce faire, l’Oréal USA financera l’implantation d’un centre de recherche à San Diego, dans les laboratoires de la start-up, déjà précurseur dans l’impression de tissus à usage médical. En échange, Organovo mettra à disposition du groupe la technologie d’impression 3D de peau humaine.